Le 17 novembre 1777, à dix-huit ans, Jean-Baptiste Clertant, frais émoulu de l'Ecole d'hydrographie du Havre, embarque en qualité de second lieutenant sur le navire marchand l'Orion à destination de La Guadeloupe. Peu avant l'appareillage, le puissant armateur Dumoulin -- propriétaire du navire l'avertit que l'Orion effectuera un détour par l'Afrique pour se charger de bois d'ébène -. Jean- Baptiste Clertant ignore tout de ce trafic. En Afrique, puis au cours de la traversée vers les Antilles, il découvre l'horreur de l'ignoble commerce. Négrier malgré lui, pris au piège, Jean- Baptiste se désespère, jusqu'au jour ou un événement imprévu le décide à agir. Que peut-il tenter ? Jusqu'où sa révolte le conduira-t-elle ? Qui prendra le risque de l'aider ? A travers le terrifiant périple du navire négrier, Olivier Merle aborde la question de la responsabilité personnelle et de l'action individuelle qui se pose à tout individu plongé au coeur d'une tragédie humaine.

Prenez un jeune homme tout frais sorti de l'école trouvant l'opportunité de mettre en pratique tout ce qu'il a appris dans ladite école. Au vue de son inexpérience, il se doit de s'attirer les bonnes graces de l'équipage et principalement de l'Etat major. Cependant, il n'est pas au bout de ses peines car le but du voyage est d'acheter des esclaves. N'étant pas prude, il sait que l'esclavage existe mais il ne se doutait absolument pas de ce qui se cachait derrière cette expression. Du traitement des esclaves comme des marchandises et au parquage sur le bateau, toue l'horreur de la situation lui sautera aux yeux.

Au début, j'ai trouvé que Jean-Baptise était confondant de naïveté, voire exaspérant. Mais l'aventure qu'il va vivre à bord de l'Orion va le faire murir plus qu'il n'aurait pu murir en toute une vie. Lorsqu'il revient au Havre à la fin du roman, c'est un homme qui a une morale et des principes et qui se bat pour eux.

C'est un roman très riche qui éclaire sur la situation de l'époque, j'ai appris qu'il existait un Code Noir qui régissait le "statut" des Noirs, et encore statut est un bien grand mot.

Un roman très enrichissant et très plaisant.