garden

Troublant, diabolique même ce manuscrit qu’Alexandre Astrid reçoit par la poste ! Le titre : Garden of love. L’auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Il comprend vite qu’il s’agit là de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyée à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l’auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s’ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.

J’ai beaucoup aimé le style de ce roman bien qu’il soit totalement différent de ce que j’ai pu lire auparavant.

Très peu d’effusions de sang mais tout est dans la retenue. Au fur et à mesure du récit, on rencontre une multitude de personnages mais peu à peu on se demande lesquels sont réels et lesquels sortent de l’imaginaire du tueur.

Parce que c’est la que réside toute l’ambiguité de l’histoire : qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Alexandre Astrid est un personnage difficile : c’est un bon flic mais le métier l’a tué à petit feu. Quand sa famille est morte, il était déjà mort en quelque sorte mais depuis ce jour il s’interdit d’être heureux.

Dès lors qu’il reçoit le mystérieux manuscrit dans sa boite aux lettres, il n’aura de cesse de comprendre pourquoi l’expéditeur lui a envoyé ce document.

Il lui faudra une sacrée force de caractère pour accepter ce que cela sous entend.

Le style de Marcus Malte est très doux : ce qu’il raconte n’est pas toujours une partie de plaisir mais les mots employés font que ça glisse tout seul.

Une belle découverte.