tijuana



Tijuana Straits, frontière entre la Californie et du Mexique. Repris de justice, Sam Fehey mène là une vie solitaire et recluse. Cet ex-surfer, en proie à de fréauents accès de panique, est bien décidé à ne plus se mêler des affaires humaines. Lorsqu’il recueille une jeune femme mexicaine, Magdalena, qu’on a essayé d’assainiser près de chez lui, son existence paisible et solitaire vole en éclats. Activiste en lutte contre les injustices économiques de la région, où les groupes étrangers n’hésitent pas à exploiter les travailleurs mexicains et à polluer sans vergogne l’air et les rivières. Magdalena entraine Sam à la recherche de ceux qui veulent sa mort.
Dans ce no-man’s land qu’est la frontière, patrie désolée de la corruption, de l’immigration clandestine, des trafiquants de drogue, où toute apparence s’avère trompeuse. Sam devra aller au bout de lui-même pour, peut être, trouver la rédemption.

Cette lecture m’a été chaudement recommandée par Marc Villard lors du Festival Polar à la Plage il y a trois semaines de ça. Je me suis donc laissé tenter.

Sam Fehey est un ancien surfeur qui a un passé assez lourd. Ne voulant plus céder à la tentation il décide de se retirer près de la frontière mexicaine avec ses deux chiens et sa ferme vermicole (on apprend beaucoup de choses sur la culture des lombrics).

Un jour, il aperçoit une femme pourchassée par deux hommes et vient à son secours la sauvant ainsi d’une mort certaine.

Magdalena va donc bouleverser son quotidien en lui parlant de son combat contre les grands groupes qui spolient les Mexicains et les empoisonnent en déversant toute sorte de produits toxiques dans la rivière.

Elle va lui demander de l’aider ce qui est pour lui une grande source d’angoisse mais ému par le courage de cette femme, il va envers et contre tout l’aider.

Attention : ce roman n’est pas un polar / thriller au sens classique du terme mais plutôt un portrait de la société dans cet endroit particulier qu’est la frontière mexicaine.

Ce roman m’a tout de suite fait penser à un autre que j’ai lu il n’y a pas longtemps : clandestin de Philippe Caruto.

L’ambiance y est la même : cette frontière ne fait pas que des heureux. C’est un peu une zone de non droit que chacun utilise un peu comme ça lui chante.

Il y a une petite enquête mais celle-ci est très secondaire. Il ne faut pas lire ce roman pour l’enquete mais plus pour l’ambiance.

La fin est surprenante même si à la réflexion, elle correspond tout à fait à l’ambiance du livre.