malédiction des colombes

Tous les habitants de Pluto (Dakota du Nord) sont liés par l'amour ou l'amitié, le sang, mais surtout, par le poids du passé. Jamais élucidé, le massacre d'une famille de fermiers blancs en 1911 hante toujours la petite ville qui se meurt. Quatre Indiens avaient été lynchés sans autre forme de procès pour ce crime qu'ils n avaient pas commis. Mi ojibwe mi blanche, Evelina Harp est une fille intelligente et ambitieuse, toujours prompte à tomber désespérément amoureuse. Elle a grandi sur la réserve où son grand-père (qui a échappé au lynchage pour une mystérieuse raison) lui a révélé l'histoire du crime qui a marqué autrefois les deux communautés. Personne ne comprend mieux le poids de ce drame que le Juge Coutts, qui veille sur les habitants de Pluto avec compassion et lucidité.A travers les voix distinctes et attachantes des trois narrateurs, Louise Erdrich compose une mosaïque haute en couleurs d'histoires qui s'entremêlent sur plusieurs décades, tour à tour glaçantes, drôles, étonnantes, sauvages, tragiques et mélancoliques.

Dans le cadre du Club de lecture des bloggeuses, le thème de ce trimestre était le roman choral.

C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai ouvert ce livre. L’histoire commence par le balai de colombes au dessus des champs. Celles-ci détruisent les récoltes depuis de nombreuses années. Certains y voient le signe d’une vengeance du ciel pour un crime commis jadis.

Une famille a été entièrement décimée et quatre Indiens ont été lynchés uniquement parce qu’ils étaient Indiens et qu’ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

Quelques années plus tard, l’un des survivants racontent l’histoire à sa petite fille et elle découvre que chacune des personnes qu’elle côtoie se sent plus ou moins coupable et responsable de ces évenèments. 

A travers plusieurs personnages, on découvre l’histoire de la petite ville de Pluto (jusqu’à présent le nom m’évoquait plus le chien de Disney) et de ses habitants.

J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages, trop nombreux même s’il y avait une généalogie des principales familles concernées. J’ai trouvé que les histoires étaient un peu fouillies.

Malgré tout, elle reste une lecture plaisante.