route de gakona


Vous aussi, vous pensez que les armes climatiques relèvent de la science-fiction. Il est peut-être temps d’ouvrir les yeux...
Pensez-vous que des ondes puissent modifier le comportement des populations, bouleverser notre climat, ou devenir des armes invisibles plus terrifiantes que la bombe atomique ? Ou croyez-vous qu’il s’agit seulement de science-fiction ?
Telles sont les questions auxquelles doivent répondre les héros de La Route de Gakona, cinquième roman de Jean-Paul Jody.

Reprenant les personnages de La Position du missionnaire (grand prix du festival de Cognac), l’auteur nous emmène cette fois encore dans une traque haletante. Lancé à la poursuite d’un mystérieux brevet qui semble tuer tous ceux qui l’approchent, son enquêteur Kinscoff doit affronter les services secrets français et américains qui veulent l’empêcher de mener à bien ses investigations et le réduire au silence.
Dans les pas de Kinscoff, le lecteur traverse le Grand Nord norvégien, puis canadien, et enfin l’Alaska où se réalise, à Gakona, le programme secret baptisé HAARP.

Un thriller vertigineux, qui brûle et qui glace.

En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit que le sujet était gonflé et que l’on pouvait très vite tomber dans la paranoïa.

Et puis, dès les premières lignes, j’ai tout oublié pour suivre les aventures de Kinscoff.

Il est enquêteur pour une société privée et on lui confie une affaire somme toute banale : un vieux monsieur s’est suicidé et sa famille ne croit pas du tout à cette thèse. Au fur et à mesure de ses investigations, lui non plus ne va plus y croire.

Remontant la piste de ce sur quoi travaillait le retraité et assisté d’une stagiaire, Kinscoff va mener une course poursuite de Paris en Alaska en passant par le Canada.

Au travers d’un récit très richement documenté, l’auteur nous montre qu’il existe des thèses dont certaines ne seraient pas si fantaisistes que ça. Que serait prêt à faire un gouvernement pour asseoir son autorité ou sa suprématie ? Jusqu’où peut aller la défense de ses intérêts ?

Ce roman est à mon sens plus un roman d’espionnage qu’un thriller et ravira les amateurs du genre.

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman : Kinscoff tout d’abord en vieux baroudeur bourru et mal embouché, un ours en somme. Il parle peu, ne se mélange pas ou peu aux autres. Mais cela ne l’empêche pas de cogiter, comme dit le proverbe, il ne faut pas se fier à l’eau qui dort.

Cathy, son équipière, est une bouffée de fraîcheur dans cette enquête. J’ai tout de suite beaucoup aimé cette jeune femme, pétillante, intelligente, motivée mais elle cache aussi de nombreuses fêlures. Tout semble les séparer et pourtant ils se ressemblent plus qu’ils ne veulent bien l’admettre.

En conclusion, je me suis demandée pendant toute ma lecture : et si c’était vrai ? Et si tout ça existait vraiment ? Peut être que oui, peut être que non, à vous de juger……