sauvage blanc

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.
Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».
Inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc est le premier roman de François Garde.

Toujours dans le cadre du Prix Océanes 2013, je poursuis ma lecture des livres en compétition.

L'auteur met en scène deux personnages : Narcisse Pelletier, jeune matelot, qui se trouve livré à son triste sort sur une ile totalement inconnue et Octave de Vallombrun, jeune scientifique qui retrouve Narcisse 18 ans plus tard, lequel est dorénavant surnommé le "Sauvage blanc".

L'auteur alterne le point de vue de chaque personnage : Narcisse qui passe par tous les sentiments :abandon, colère, motivation à s'en sortir, puis découragement. La rencontre avec les habitants de l'ile, les sauvages, ne se fera pas sans incompréhension et sans malentendus.

Octave, pour sa part, raconte la sauvetage de Narcisse et son retour à la "vie normale" ; il n'aura de cesse de comprendre comment il a été possible d'oublier un homme pendant 18 ans sur une ile et il voudra que Narcisse lui explique ce qui s'est passé.

Une étrange relation va naitre entre ces deux hommes entre respect, apprentissage et quelques fois une certaine méfiance.

Le style est très fluide et le lecteur peut tout à fait se mettre dans la peau de Narcisse car tous les stades par lequel il passe pendant son séjour sur l'ile est très bien rendu, on s'y croirait presque.

François Garde signe un très bon premier roman qui a d'ailleurs été récompensé par le prix Goncourt du premier roman.

Un auteur à suivre donc.