froid mortel 

Valla, en Suède, La Clairière n’est pas une école comme les autres : installée à côté d’une clinique de psychiatrie judiciaire où sont internés des criminels fous et dangereux, comme le psychopathe Ivan Rössel, elle permet à leurs enfants de rester en contact, limité et étroitement surveillé, avec eux. Jan Hauger, récemment embauché, n’est pas non plus un éducateur comme les autres. Il n’a jamais raconté à personne comment s’était terminée une sortie en forêt avec d’anciens élèves, neuf ans plus tôt, ni pourquoi il a vraiment accepté le job.

A force d’accompagner les enfants dans le sas qui relie la maternelle à la clinique, il parvient à trouver le moyen de s’introduire au sous-sol et à retrouver, croit-il, la femme qu’il cherche, son amour de jeunesse auquel le liait un étrange pacte. Mais il n’est pas le seul à porter des secrets lourds de conséquence. Un récit haletant entre passé et présent, une intrigue machiavélique qui met aux prises les victimes et leurs bourreaux dans l’univers inquiétant d’un hôpital psychiatrique.

J’aimerais remercier les Editions Albin Michel pour m’avoir permis de découvrir ce livre en avant première.

J’ai découvert cet auteur avec L’heure trouble et l’Echo des morts. L’action y était lente comme anesthésiée. Or, dans ce roman, l’auteur prend un virage à 180° car il n’y a pas de temps mort dans l’action.

Jan Hauger répond à une annonce pour être éducateur dans une maternelle. Celle-ci n’est pas comme les autres car attenante à un hôpital psychiatrique dans lequel les parents des enfants sont internés. Les enfants peuvent donc rendre visite à leurs parents en passant par un tunnel sous-terrain.

Pour dire la vérité, Jan n’a pas répondu à cette annonce par hasard. Il sait que quelqu’un qu’il a connu dans son passé est interné à l’hôpital et il veut coute que coute la revoir.

Au fil des pages, on s’aperçoit que Jan n’est pas sans reproches et qu’il a un lourd passif qu’il tient à cacher à ses collègues et à sa hiérarchie dans un premier temps.

L’auteur alterne les chapitres le moment présent et le passé afin que nous puissions comprendre l’état d’esprit de Jan et surtout pourquoi il en est arrivé là.

La tentation est grande pour lui de traverser le tunnel et voir comment se passe la vie à l’hôpital mais j’avoue que je n’aurais même pas tenté la traversée du tunnel car à la lecture de ces passages, je n’étais pas super rassurée.

Jan va-t-il arriver à ses fins ? Qui sont réellement les patients internés ? Doit-il réellement faire confiance à son entourage ?

J’ai littéralement dévoré ce livre en une journée ; le style est totalement différent de ce que l’auteur a pu faire auparavant et les personnes qui ont moyennement aimé les précédents pourraient trouver le bonheur avec « Froid mortel ».

Donc courrez dès aujourd’hui dans votre librairie, vous pourriez bien être surpris. En tout cas pour moi c’est un coup de cœur.