ça m'énerve

Par pur esprit de vengeance, ce livre traite des nuisances. Pas les nuisances graves, comme la guerre, la mort et les avions qui se cassent la gueule. Non, juste les irritations, les furoncles, les gâchis d’humeur, les casse-couilles en tout genre, les hotlines, la feuille de laitue décorative piégée dans la sauce, les paperasses et les télécommandes, le principe de précaution, le garçon de café qui met trois plombes à noter votre présence, la housse de couette récalcitrante, la langue de bois, les chasseurs déléphants, la vieille dame à qui vous cédez votre place dans le bus et qui vous pompe lair tout le reste du trajet. Bref, tout ce qui arrive à vous zigouiller une journée qui commençait si bien.

C’est à une de mes collègues que je dois cette lecture. Quand elle l’a lu, elle s’est tout de suite dit que ça allait me plaire. Elle avait raison. J’ai énormément ri parfois aux éclats, parfois par fou rire incontrôlable.

L’auteur, par de touts petits chapitres (un page ou deux en moyenne), nous relate toutes les petites contrariétés qui peuvent nous pourrir notre vie quotidienne surtout quand vous cumulez plusieurs contrariétés par jour.

Tout ceci est traité avec humour, légèreté et beaucoup de second degré. Chacun se reconnaitra dans au moins une situation pour l’avoir vécue (subie ?). Bon si vous vous reconnaissez dans toutes, un conseil : allez vite consulter un spécialiste.

Rien que l’épisode « changement de la housse de couette » devrait faire écho à du déjà vu : mais si, rien que l’idée de la changer colle des sueurs froides, car chéri trouve toujours une excuse pour ne pas vous aider (je vais faire les courses mon amour !! Ne rêvez pas le jour où vous lui demanderez de faire les courses, il ira comme d’habitude s’échouer sur le canapé en faisant la sourde oreille).

Vous vous retrouvez donc seule face à un truc mou (votre couette) à faire rentrer dans un truc encore plus mou (la housse) en un mot : courage soldat.

C’est un exemple parmi tant d’autres mais très franchement c’est celui pour lequel j’ai pleuré de rire parce que je me revoyais moi-même dans la situation.

Voilà le ton est donné, si vous voulez rire, offrez vous ce petit livre et relisez aussi de temps à autre, ceci vous permettra de relativiser les choses.

et pour finir sur une petite touche musicale, retrouvons une chanson éponyme de ce roman :