femme à 1000°

Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une octogénaire islandaise atteinte d’un cancer en phase terminale revient sur sa vie en attendant la mort. Car Herra, comme on l’appelle, a beaucoup de choses à raconter. Petite-fille du premier président d’Islande, fille d’une paysanne et du seul nazi islandais avéré, elle a, au fil de son existence mouvementée, vécu la guerre et l’exil, connu beaucoup d’hommes, parfois célèbres, et vu la mort, de bien trop près. Avant de s’envoyer en l’air pour de bon, elle passe en revue son passé et celui de son pays, l’occasion pour elle de régler au passage quelques comptes.

Je remercie les Editions Presse de la Cité et Babelio dans le cadre de l’opération Masse Critique pour m’avoir donné l’occasion de passer un moment avec Herra.

Confinée dans un garage avec pour seule fenêtre sur le monde, son ordinateur portable, Herra fait le bilan de sa vie.

On peut dire qu’elle a été très riche et a tous les points de vue : elle a fait énormément de rencontres parfois des plus surprenantes. Mais surtout elle a traversé quasiment un siècle et a vécu de nombreuses aventures.

Elle a subi la Seconde Guerre Mondiale, elle fut contrainte à l’exil, séparée de sa famille, elle apprendra à vivre et se débrouiller seule.

Mais la vie mettra sur son chemin une galerie de personnages à la fois touchants et loufoques. Herra va donc nous raconter l’histoire de toutes ces rencontres et par la même occasion faire le bilan de sa vie.

Le titre de ce livre aurait pu être la femme aux 1000 vies : cela aurait très bien convenu.

L’auteur étant islandais (Hallgrimur ne sonne pas vraiment français ou alors les parents ont un humour à froid), la plupart de ses personnages le sont également et il est très difficile de s’y retrouver.

De plus, les souvenirs d’Herra sont égrenés de façon non chronologique : on peut passer de 1929 à 1949 en passant par du 2009. Moi qui aime quand le récit s’écoule de façon logique, je peux dire que ma lecture à, de ce point de vue, été très ardue à tel point que j’ai failli laisser tomber de nombreuses fois en cours de route.

Mais l’avantage était que les chapitres étaient courts. Alors je les ai pris comme des petites historiettes dont le point commun était Herra.

Au fil de ces histoires, on comprend mieux quel genre de personnage elle est devenue.

Donc même si la lecture de ce roman a été difficile et que je n’ai pas vraiment été emballée par le style d’écriture, on ne peut pas dire qu’Herra laisse indifférent de par sa vie et jusqu’aux dernières lignes.