De-lor-et-des-sardines

Le préfet Callard ne vit plus depuis l'annonce du débarquement des forces alliées en Normandie. Il sait qu'en Périgord les heures de l'occupant sont comptées et que le surcroît de violence à laquelle se livrent les Allemands ne fait que différer la déroute. Comment faire oublier son rôle dans l'arrestation de Robert Mathé, devenu une légende vivante dans la Résistance ? Callard sait les difficultés que rencontrent les maquis pour s'approvisionner et soutenir les familles des partisans.

La Banque de France organise un convoi de ses fonds vers Bordeaux. Il livre l'information aux FFI. Leurs chefs décident de diriger une attaque risquée en gare de Neuvic. Plusieurs maquis sont mobilisés, dont celui que viennent de rallier Joseph, l'instituteur pondéré, que hantent la peur d'être lâche et la conscience de s'être engagé trop tard, et Marsou, un réfugié alsacien qui dissimule la sensibilité de sa jeunesse sous une audace de bon aloi...
Marsou vient de tomber amoureux de Marianne sans savoir qu'elle est une des messagères de la Résistance. De son côté, Jeannette, l'épouse de Joseph, vit dans l'angoisse de représailles sur sa famille. Pour nous raconter le roman vrai du plus grand casse de tous les temps, Hervé Brunaux s'est fait enquêteur, a rencontré des survivants, des historiens. Il restitue la complexité d'une époque où un rien pouvait faire basculer une vie.


Ce roman au titre assez intrigant est le dernier de la liste en compétition pour le prix Océanes 2014.

De quoi parle ce roman ? Je vous le donne en mille : de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Ce roman prend sa base sur un fait réel : le braquage d’un wagon de la Banque de France par les Forces Françaises Intérieures. L’opération fut menée rapidement et l’auteur nous raconte comment les différents protagonistes ont vécu l’aventure.

Comment vivaient les maquisards en attendant d’entrer en action lors des diverses opérations. Vivre dans la clandestinité loin de leur famille n’est pas facile tous les jours. Cependant, quand c’est pour la bonne cause, les sacrifices valent la peine.

Tout y est : les noms de code, les surnoms des maquisards, le dilemme de trouver toujours du matériel en état de marche.

Les sacrifices sont également supportés par les proches plus ou moins bon gré mal gré.

Outre le côté historique, c’est aussi une formidable histoire d’amitié, d’homme, de loyauté et d’amour aussi.

Je ne connaissais pas ce fait divers et j’ai appris beaucoup de choses. Cependant, malgré la richesse de ce roman, il m’a manqué un petit quelque chose pour être complètement conquise.

Cela n’enlève cependant rien à la qualité du texte.