Mémorial des anges

 

Un psychiatre liquidé, un flic qu'on tente d'assassiner, une documentaliste qui passe de vie à trépas... L'activité de la division du SRPJ de Besançon est aussi tumultueuse que les eaux du Doubs en pleine crue. Lorsqu'un procureur obstiné leur met des bâtons dans les roues et qu'il faut travailler de concert avec la gendarmerie parce qu'une des victimes a eu l'excellente idée de se faire liquider en banlieue dijonnaise, rien ne va plus au commissariat de la Gare d'Eau. Tirer le fil pour démêler la pelote, prouver les liens entre ces affaires alors que personne n'y croit, remuer un passé obscur et fouiller dans la vie privée de ses hommes, alors que la sienne est chancelante : la commissaire Bracq n'est pas à la fête. Une enquête où plus que jamais le passé est une clé et les apparences trompeuses.

 

On peut dire que ce roman commence sur les chapeaux de roue. Quoi de pire qu’une tentative d’assassinat sur un lieutenant de police pour mettre à feu et à sang les relations police / gendarmerie. Il s’agit de ménager les susceptibilités de chacun tout en faisant avancer l’enquête. Pas facile pour le commissaire Marianne Bracq de concilier le tout d’autant plus que le lieutenant en question fait partie de son équipe.

Le temps passe et l’enquête piétine. Le procureur s’arrête aux apparences. Mais Marianne et son équipe flairent autre chose.

Ce n’est que par hasard qu’elle tombe sur un potentiel lien avec d’autres affaires. Il n’en faut pas plus pour relancer la machine.

J’ai découvert l’auteur avec son troisième roman et qui met en scène le commissaire Bracq. C’est une femme qui veut assurer sur tous les fronts dans un milieu assez machiste. Son passé est très lourd et il semble très présent dans son quotidien. Alors évidemment, il y a des détails qui m’ont échappé mais cela ne m’a pas empêché d’aller au bout de l’enquête.

L’auteur nous donne le bout de la pelote qu’il nous reste à faire défiler pour trouver le fin mot de l’histoire. Les rebondissements arrivent en cascade jusqu’aux dernières lignes qui ouvrent la porte à tous les possibles.

L’auteur a raison quand le passé est à l’origine de toutes les psychoses. Il permet au mal de prendre racine chez des êtres qui ont déjà beaucoup souffert.

Ce roman est une belle découverte et j’espère lire très vite les deux précédents : Vengeance sans visage et le Complexe du prisme.