Bonjour James Tollum,

Merci d'avoir accepté ce petit entretien qui je vous rassure, ne vous fera pas mal, promis. Prêt ? C'est parti

james tollum



Qui êtes vous James ?
Je suis né en gironde en 1974. Issu d’une fratrie de quatre garçons j’ai énormément déménagé pendant mon enfance et vécu dans de nombreuses régions de France. On suivait mon père qui était représentant. Solitaire et introvertie durant mon enfance je m’évadais dans des mondes oniriques afin de m’identifier à des héros que rien n’effrayaient. Je croyais à la magie, aux dragons et aux Mages, persuadé qu’ils vivaient tous cachés loin de notre civilisation. J’étais ce petit garçon invisible, maigre sans charisme, tête de turc de ses camarades que personne ne remarquait. Pas franchement apprécié de mon père, je ne brillais pas par mon physique et mon bagou je recherchais dans ces épopées vues à la télévision des héros qui m’aurait pris sous leurs ailes. Insomniaque, je créais des mondes, des peuples, des histoires où le héros se révélait aux yeux de tous, tel le vilain petit canard devenant un majestueux cygne.
Bien plus tard, à 20 ans j’ai rencontré une personne qui m’a initié au théâtre et m’a poussé à briser mon cocon et à affronter le monde. Je me suis alors ouvert aux gens mais, en gardant dans un coin de mon esprit mon petit monde, rien qu’à moi.

Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?
D’une certaine manière c’est elle qui est venue à moi… J’avais tant d’histoires en tête, de situations, d’idées et je ne trouvais pas comment les exprimer. Je me considère finalement plus comme un conteur et l’écriture est juste une méthode de raconter mes histoires à ceux qui veulent voyager dans mon monde. J’ai commencé à l’âge de 18 ans par une nouvelle. J’étais seul dans ma chambre et avais passé une sale journée. Dans le noir j’écoutais en boucle Patrick Bruel qui chantait « Qui a le droit. » et j’ai voulu coucher sur le papier l’histoire d’un  adolescent, mal dans sa peau, qui vivait avec un père violent. La rage du jeune homme était-elle que la nuit il se transformait en panthère noire. Quelques semaines plus tard naissaient un prologue et quatre chapitres. Par manque de temps et occupé dans mes études, j’ai rangé cette histoire dans un tiroir où elle dort encore aujourd’hui.

Comment est née la Prophétie des éléments ?
Il y a quatre ans, alors que j’assistais à une conférence, plutôt ennuyeuse je me suis mis à griffonner quelques idées sur une énigmatique prophétie. En moins d’une heure j’avais mon fil conducteur et le squelette de mes personnages principaux. Je voulais une aventure avec des rebondissements, pour surprendre le lecteur. Comme dans les contes de notre enfance je souhaitais mettre le doigt sur des valeurs, telles que le respect et le dépassement de soi.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?
Je suis avant tout un grand lecteur. Éclectique dans mes choix j’ai adoré l’écriture des enfants de la terre et des fourmis, les complots présents dans les rois maudits et dans Games of throne, la magie du Seigneur des anneaux et de la Belgariade, les rebondissements de L’épée de vérité et de la Trilogie d’Axis.

Est-ce qu’Ethan vous ressemble ?
Il est une partie de moi, surtout au début de la trilogie lorsqu’il vit à Ythéria. Un grand rêveur un peu benêt que personne ne remarque en dehors de la sévère Mère Armania. Ensuite il devient ce que j’aurais voulu être quand j’étais jeune. Un héros charismatique, même s’il ne s’en pas compte et qu’il est assailli de doutes.

Vous avez fait des études de biologie et de pharmacologie. Comment un scientifique a-t-il franchi les portes de l’imaginaire ?
Je crois que rien n’est incompatible et au contraire ces deux aspects de ma personnalité sont nécessaires à mon équilibre. Le concret et le cartésien pour le scientifique, le rêveur et imaginatif pour l’auteur. D’ailleurs les deux sont complémentaires. Il faut de l’imagination et une pointe d’utopie dans les sciences pour faire avancer la recherche. La logique est primordiale dans l’écriture pour que l’histoire tienne la route. Le tout est un ensemble qui me permet d’être en osmose avec moi-même.

Quels sont vos projets actuels ?
Terminer le troisième volet de la trilogie et continuer à rencontrer les lecteurs lors des dédicaces mais également lors des festivals tels que : Aicontis, les Lithaniènnes, les Halliénales et bien d’autres encore.
Je travaille également sur le synopsis d’un nouveau roman fantastique, mais cela est une autre histoire.


Quand pourrons-nous retrouver Ethan et ses compagnons ?
Le troisième opus est prévu pour début septembre 2015.

Quels sont vos coups de cœur (littéraires, musicaux, cinéma…) du moment ?
Je suis un grand fan de comics et en tant que tel j’apprécie les films Marvel (Spider man, Avengers, Les gardiens de la galaxie, …) et tout ce qui tourne autour de la science-fiction.
Mes trois derniers romans lus sont Les mémoires de Zeus de Maurice Druon, Le marais des Sauryls de Danielle Gourbeault-Petrus et les enfants de la terre de JM Auel.
Côté musique : Adel, Stromae, Pharell Williams, Mika, Abdel Malik, Avicii et la jeune génération présente dans The Voice !

Merci James de nous avoir accordé ces quelques instants, je vous laisse le mot de la fin ?
Merci à vous. Il est gratifiant pour un auteur de partager son univers avec les lecteurs lors de rencontres et de permettre aux gens de voyager, de s’évader durant le laps de temps que dure la lecture de quelques pages. Que ce soit dans les transports en commun, tranquillement dans son lit, sur la plage ou devant un bon feu de cheminée.