syndrome du pire

Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Leo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage. Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait ressurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence: Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent à son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

Ce polar venu du Nord de l'Europe ne laisse pas de glace. Je m'attendais à un rythme lent et c'est là que je fus surprise.

Léo Junker est policier, il appartient à la branche spéciale de la police des polices. A la suite d'une affaire qui a mal tourné, il a été suspendu. Devenu alcoolique, il noit ses journées comme il peut. Difficile d'imaginer qu'un meurtre commis dans son immeuble va le faire sortir de sa torpeur.

Une jeune femme est retrouvée morte dans un foyer et Léo ne tarde pas à retrouver ses réflexes d'enquêteur. Ce meurtre l'obsède, le titille bref il ne le laisse pas indifférent. Surtout que depuis peu il reçoit des textos qui ne sont pas sans lui rappeler son passé.

J'ai tout de suite adhéré à cette histoire, le rythme n'est pourtant pas mené tambour battant. Mais il y a quelque chose dans le ton et dans l'écriture qui font tourner les pages sans qu'on s'en rende compte. Et puis le personnage de Léo est très intéressant : il était au bord du gouffre, et cette affaire va le hisser petit à petit à la surface et en remontant la pente il va comprendre que sa situation n'était peut être pas complètement de son fait comme on a voulu lui faire croire.

Il a pu croire que sa situation ne pouvait être pire et pourtant le pire n'est jamais atteint.

Ce roman est une très belle surprise et j'adorerais retrouver le personnage dans d'autres romans.