mémé dans les orties

Ferdinand Brun est atypique.

Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage.

Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule.

Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…

Mémé dans les orties est un livre qui fait du bien. Difficile à croire lorsque l’on fait la connaissance de Ferdinand.  Il est méchant, acariâtre, bougon et ferait passer Tatie Danielle pour Mère Teresa. Le seul être trouvant grâce à ses yeux est sa chienne. Lorsque celle-ci disparait brusquement, c’est la vie de Ferdinand toute entière qui va changer.

Juliette sa petite voisine va lui ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure. On peut se demander comment une enfant de 10 ans peut arriver à forcer la porte d’un papy de plus de 80 ans mais force est de constater qu’elle a brillamment réussi. Est-ce aussi grâce aux douceurs qu’elle lui amène, il n’y a qu’un pas à franchir…

On finit par éprouver énormément de tendresse pour ce monsieur même si on a envie de laisser bouder dans son coin tellement il est casse pied.

Mais en grattant un peu on voit un homme malheureux et qui ne sait pas trop comment se comporter avec autrui.

J’ai passé un excellent moment avec tout ce petit monde, j’ai souri, ri et l’émotion m’a prise aussi à la lecture de certaines scènes.

Aurélie Valognes signe un très joli premier roman et je lui souhaite qu’il soit suivi de nombreux autres à commencer par « nos adorables belles filles » en librairie le 4 mai dernier.

Il ne faudrait pas pousser Mémé dans les orties et se priver de bons moments de lecture tout de même.