maman a tort

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

Michel Bussi a concocté une histoire à tiroir. Malone clame haut et fort que sa maman n'est pas la vraie. Difficile de voir le vrai du faux, pourtant un psychologue scolaire voit dans ses déclarations un appel au secours et va tout faire pour que la vérité éclate.

Il devra faire appel à Marianne Augresse, commandante qui est sur une affaire de braquage qui a mal tourné. Même si elle ne croit pas trop être d'une quelconque utilité pour cet enfant, elle finit par se prendre au jeu quitte à se faire avaler par l'engrenage.

Tout le roman tient sur les petites épaules de Malone et de sa peluche, Gouti. Au fil des pages, on comprend qu'ils sont liés comme jamais. Dès que l'on croit avoir trouvé la solution, un nouveau rebondissement surgit et vient tout remettre en cause.

Le roman pose aussi la question de la maternité : quand est-on maman ? Quand on accouche ? ou tout simplement par ce lien que l'on appelle instinct maternel qui fait que une femme peut déplacer une montagne pour un enfant.

Maman a tort est un très bon thriller psychologique qui a en plus l'attrait de se passer au Havre, j'avais vraiment l'impression d'y être.