Hotel du grand cerf

À Reugny, petit village au coeur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen. La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l'Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l'équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle. Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désoeuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c'est bien logiquement à l'Hôtel du Grand Cerf qu'il pose ses valises. Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité. Puis tout s'enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné. N'en jetons plus : l'inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s'est fait de l'obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l'ordre dans ce chaos.

Le petit village de Reugny a connu son heure de gloire lorsque la star Rosa Gulingen est venu tourner son film. Plus encore, lorsqu'elle est retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel. 50 ans plus tard, un journaliste revient sur les lieux pour réaliser un documentaire et peut être lever les doutes sur cette mort peut être pas si accidentelle que ça.

Le tableau ne serait pas complet sans le douanier, haï de tous, qui passe l'arme à gauche dans des circonstances troubles. C'est l'inspecteur Kulbertus qui est envoyé pour élucider tous ces mystères.

L'auteur a su parfaitement planté le décor de son roman : un petit village perdu dans la campagne, théâtre idéal pour commettre les plus terribles forfaits, des habitants qui se connaissant depuis toujours pour le pire et le meilleur.

Ajoutez au tableau un policier à 14 jours de la retraite, obèse donc limitant ses déplacements au maximum, brut de décoffrage. sous ses airs nonchalants, il enregistre les moindres détails et assemble une à une les pièces du puzzle jusqu'à trouver la solution. A la manière d'un Hercule Poirot, il cuisine  tour à tour les coupables potentiels avec un certain délice (pour un gourmet et un gourmand comme lui c'est un comble !).

Ce roman ne révolutionne pas le genre mais surtout pour sa galerie de personnages qui vaut le coup d'être lu.