Requiem 2

Estéban Lehydeux, dit Requiem, est de retour. Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre.
Il y découvre un docker bien sous tout rapport – si, si ça existe –, accusé de meurtre ; une boîte d’import-export d’objets et de matériel pas bien catholiques ; un syndicaliste forcené mais pas mauvais bougre ; des fanas du troisième Reich ; et bien évidemment une accorte jeune femme tellement mal fringuée qu’il s’empresse toujours, dès qu’il la croise, de la déshabiller !

Entouré de ces drôles de paroissiens notre héros, un Don Camillo carburant à la bière plus qu’à l’eau bénite, va devoir jouer du goupillon et faire quelques entorses aux règles de son ministère pour parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie…

Ce deuxième épisode des aventures de Requiem est basée sur un fait réel : l’histoire de Jules Durand, qui défraya la ville du Havre en 1910. Cette sorte d’affaire Dreyfus dans le monde ouvrier est encore dans les mémoires de nombreux havrais.

Il l'avait promis, il l'a fait : il a récidivé. Lorsque j'ai découvert le personnage de Requiem, je disais qu'il avait otut du fils spirituel de San Antonio (fils spirituel, curé, vous voyez le lien ou pas ?) eh bien dans le deuxième opus (Dei ?), le voilà adoubé par Patrice Dard qui a repris le flambeau de son regretté papa.

Autre fait important, l'auteur (qu'il soit béni) a situé son intrigue au Havre et s'est inspiré de l'affaire Jules Durand. Un docker est accusé d'avoir tué un syndicaliste (c'est de la fiction on vous dit) et il n'en faut pas plus pour que le Zorro en soutane débarque.

Il ne sera pas seul dans cette enquête, le plus beau duo est celui qu'il formera avec un coco pure race et nous voila reparti dans le passé, car toute ressemblance avec don Camillo et Peppone serait fortuite (ah euh non en fait).

J'ai retrouvé tout ce qui m'a plu dans le premier tome des aventures de ce curé pas comme les autres, le style de l'auteur toujours aussi vif, les calembours et autres jeux de mots sont toujours très bien trouvés mais les moments passés avec Requiem sont toujours trop courts.

Alors vivement le prochain.