le club des pendus

À Londres, les bourreaux sont de retour.

Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c'est par la corde qu'ils ont décidé de punir violeurs d'enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.

La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s'enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.

Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.

Max Wolfe sait qu'il va devoir mener une enquete difficile quand arrive à son bureau la vidéo d'une pendaison. Il s'avère que le pendu a été exécuté et ce n'est pas un hasard. Il a commis un crime mais il n'a pas été trop inquiété par la justice.

Les bourreaux se réclament d'Albert Pierrepoint, célèbre bourreau londonien. Très vite ce sont plusieurs vidéos de pendaison qui se retrouvent sur le net, ce qui ne facilite pas le travail de la police.

Tony Parsons écrit sur la difficile question de la justice rendue en équité. Comment ne pas être en colère quand la personne responsable de la mort d'un de vos proches ne reçoit pas la sentence qu'il mérite. Comment ne pas décider de faire justice soi même.

Peut-on réellement jeter la pierre à ces personnes qui décident de se substituer aux tribunaux. On comprend bien le point de vue des personnages tout comme celui de Max, qui en bon policier scrupuleux, se doit de respecter la loi, même si en son fort intérieur il a des doutes.

J'ai beaucoup aimé l'ecriture de Tony Parsons et ses personnages qui réussissent à donner quelques traits d'humour dans des situations pourtant noires.

Je lirais ces autres romans d'autant si je peux retrouver le personnage de Max Wolfe.