vices

Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols... Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d'une équipe de flics à vif.
Qui est l'homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D'où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien...


Vices est un roman brut : les mots, les crimes, les personnages tout ici est brut.
On fait la connaissance des policiers qui composent cette brigade si particulière. Marie, la petite nouvelle cherchant à se faire une place dans la meute ; Zolan qui derrière sa carapace de dur à cuire, cache une profonde blessure, Sophie qui voue une haine farouche à Marie.

Le roman se compose de deux enquêtes enchainées un peu à la façon d’une série. Les contextes de ces enquêtes reprennent des thèmes d’actualité. Gipsy Paladini, avec des mots forts et percutants, nous emmène dans les tréfonds de l’humain, là où les pires vices se terrent.

Je découvre cette auteur qui sait ménager le suspense jusqu’au bout et j’espère très vite retrouver la Brigade des jeunes victimes très vite.
Je vais également m’empresser de lire les autres romans de l’auteur car son univers est à la fois glaçant et fascinant.