Guerre des mères

Mele Bart tient un blog culinaire. Installée à San Francisco, elle a vingt-huit ans, une magnifique petite fille de deux ans, Ellie, et un ex, Bobby, qui lui a appris qu’il était déjà fiancé à une autre le jour où elle lui a annoncé qu’elle était enceinte. Quand ce dernier lui demande que leur petite fille soit demoiselle d’honneur à son mariage, Mele accepte, un peu à contrecœur. Pour se changer les idées, elle décide donc de s’inscrire à un concours de recettes de cuisine organisé par le Club des mamans de San Francisco. Si elle peine au départ à se faire une place parmi le cercle fermé des mamans parfaites, toujours promptes à la critique, les amis qu’elle va se faire deviendront rapidement ses meilleurs alliés. Très vite, elle trouve en eux soutien et réconfort, mais aussi une source d’inspiration culinaire, chacune de ses recettes étant basée sur une anecdote vécue. Et qui sait, peut-être que l’amour l’attend aussi au bout du chemin…

Mele avait tout pour être heureuse, un compagnon et bientot un bébé. La chute fut brutale lorsque celui-ci lui annonce qu'il est fiancé et qu'il n'officialisera jamais leur couple. La voilà donc installée à San Fransisco, deux ans plus tard, elle tient un blog culianire et pour rompre sa solitude elle s'inscrit au Club des Mamans de San Fransisco.

Ce club comprend tout ce qui peut se faire en matière de maternité : du bio, des couches lavables (qu'on ne lave pas soi-même bien sur), des jouets en bois... bref du politiquement correct et de la poudre aux yeux ! Mele s'en rend rapidement compte et se fait son propre groupe de mamans : des mamans qui font ce qu'elles peuvent, des mamans pas toujours parfaites mais des mamans qui se couperaient un bras pour le bien de leur progéniture. Pour preuve que leur groupe est cool, il accepte même les papas !

Avec un ton détendu du string, l'auteur déculpabilise le mythe de la mère parfaite : est-ce que nos enfants nous aimeraient plus si on était plus que parfaites ? Non ils nous aiment parce qu'on fait les andouilles avec eux, parce qu'on s'occupe d'eux et qu'on ne les traite pas comme des objets de décoration.

En plus, l'héroine transforme les anecdotes de son entourage en recette et le résultat s'en trouve particulièrement alléchant.

En un mot, mesdames, déculpabilisez et soyez vous même !

J'aimerais aussi souligné la couverture réalisée par Soledad Bravi : illustratrice que j'adore et qui résume assez bien le ton du livre.