Traité de savoir rire à l'usage des embryons

Bienvenue dans le plus drôle et le plus impudique des anti-manuels de grossesse. Histoire de lui épargner vingt ans de psychanalyse ? ou de les préparer ?, une mère écrit à son enfant in utero pour lui raconter d'où il vient, quel genre d'énergumènes sont ses parents, dans quelles circonstances il a été conçu. Car le bébé à venir est le fruit d'une rencontre improbable et cocasse entre deux êtres que tout aurait dû séparer : origine, milieu, famille, culture, et presque trente ans de différence. Si vous aimez Groucho Marx, Philip Roth, Woody Allen et les boulettes aux artichauts, si vous êtes une future mère ou un futur père, si vous voulez connaître la vie secrète de vos parents avant votre naissance ou les pensées inavouables de votre génitrice pendant qu'elle vous attendait, si la béatitude convenue des femmes enceintes vous exaspère, alors cette confession corrosive et hilarante est faite pour vous.

Voici un livre que l'on devrait offrir à toute femme enceinte de notre entourage. L'auteur raconte à son futur bébé l'histoire de sa conception  : la rencontre avec le papa, comment elle va accoucher, l'éducation qu'elle compte lui donner. Pour le foetus, c'est pour ainsi dire le making off de sa vie avec en bonus les pensées de sa mère. Celle qui m'a beaucoup fait rire est celle-ci : "non je ne l'allaiterais pas, je veux reboire du vin dès que le cordon sera coupé".

Ses parents sont tous deux juifs mais de branche différente (n'allez pas dire un sépharade qu'il est ashkénaze ou inversement au risque de vous retrouver au centre d'une fission nucléaire). L'auteur en a une vision particulière notamment pour la circoncision :

"comment faire cohabiter des jouisseurs façon "la vérité si je mens" avec des neurasthéniques façon "la liste de Schindler" dans notre salon devant ton kiki amputé ?"

J'ai lu ce livre d'une seule traite et j'avoue que je me suis bien marrée en le lisant, c'est drole, c'est sans filtre et ça fait du bien.

J'ai passé un super moment de lecture et je remercie Babelio et son opération Masse Critique qui m'a permis de lire son roman.