iboga

Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité...

28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la " Louisette ".
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.
Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.
Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir...

Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l'avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.

Une fois, Max m'a dit quelque chose que j'ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu'il y aura des incohérences, des trucs qui n'iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut.
J'ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J'ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée.

Ce livre raconte la vérité... La vérité selon Jefferson Petitbois... Un homme trop jeune pour mourir.

Au début de ma lecture j'étais dubitative. Jefferson Petitbois est condamné à mort, il sera guillotiné. On se doute qu'il n'a pas juste volé le sac d'une vieille dame pour en arriver là. Nous sommes au début des années 80, François Mitterrand est élu et quelques mois après son élection abolit la peine de mort en France. Jefferson voit sa peine commuée en réclusion criminelle à perpétuité. Je me suis dit bon ok et maintenant ?

Jefferson met donc son temps "libre" à repenser à sa vie d'avant, comment il en est arrivé là, nous raconte son quotidien à la prison, ses relations avec les gardiens. On apprend à le connaitre. Sans pour autant excuser ses crimes, sa vie est loin d'avoir été un long fleuve tranquille. Et puis il rencontre Max qui va changer sa vie. J'ai surtout été émue par sa relation avec Germaine, sa "compagne" de cellule

Au fil du récit, je me suis prise d'un certain attachement à ce garçon et pourtant au départ ce n'était pas gagné. Christian Blanchard nous sert un roman sur l'enfermement tant physique que psychique, c'est noir, violent mais terriblement efficace, comme un uppercut dans l'estomac.

Iboga ne laisse pas indifférent, succomberez-vous à son pouvoir ?