perroquet

C’est dans un roman de Françoise Sagan emprunté à la bibliothèque que Catherine, jeune enseignante de français, trouve un marque-page bien particulier : le nom d’un homme – Jean-Philippe – et son numéro de téléphone, suivi de l’invitation « Appelle quand tu veux ». Célibataire mais aussi anéantie par sa dernière relation amoureuse, Catherine se lance dans un projet que son amie Margaux situe « à mi-chemin entre le plus fou des désespoirs et le plus admirable des espoirs ». Appeler ce Jean-Philippe. Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy (parce que Coco c’est déjà pris), c’est l’histoire d’une rencontre improbable, d’un chat nommé Luc, d’une collection de miroirs, d’une Bénédicte aux cheveux roux, d’une impératrice russe et d’une profonde aversion pour les chemises à manches courtes.

Catherine a beaucoup souffert de sa dernière relation, deux ans après elle est toujours seule. Son chat, son boulot et les livres lui tiennent compagnie. Un jour, alors qu'elle avait emprunté un livre à la bibliothèque, elle trouve un marque page surprenant : un prénom, un numéro de téléphone et une phrase "appelle moi quand tu veux".

Passé un moment de réflexion, elle se lance et cette décision va engendrer tout un ensemble de situations et de quiproquos droles, tendres et parfois émouvants.

Sa vie va changer grâce à un bout de papier, comme quoi le bonheur tient à peu de choses. J'ai beaucoup apprécié Catherine et ce dès les premières lignes. Elle est drôle, intelligente, elle lit beaucoup et pratique la course à pied (ça pourrait être moi pour les deux derniers points !!) c'est peut être pour cela que je l'ai tout de suite apprécié. Les personnages secondaires sont aussi très drôles et accompagnent parfaitement Catherine.

Ce roman qui m'a beaucoup fait rire (surtout grâce aux expressions de Catherine) mais aussi beaucoup ému. Un personnage a bien résumé le sens de la vie :

"notre vie c'est comme notre piano. On peut s'en servir pour faire quelque chose de beau et qui nous fait du bien ou bien pour faire quelque chose d'insupportable pour nous même et ceux qui nous entourent. Et si on choisit cette solution, tous les autres quittent la pièce. On se retrouve alors tout seul alors qu'on aurait pu jouer une superbe mélodie et rassembler pleind e monde autour de nous. J'appelle ça la mélodie de la vie."

Ce roman fait du bien et redonnerait confiance en l'humain.