rouge armé

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement… Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance. Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

Maxime Gillio nous parle de cette période trouble qu'a connu l'Allemagne au lendemainde la Seconde Guerre Mondiale, une fois le Mur construit. Il nous raconte les drames vécues par les familles qui se sont retrouvées séparées du jour au lendemain et des gens qui passaient le mur au péril de leur vie au travers de l'histoire de Patricia et de Inge.

La vie de Inge n'a jamais été un long fleuve tranquille et on ressent toute la souffrance de ces gens. Patricia quant à elle cache quelque chose mais c'est vraiment à la toute fin du roman que l'on comprend pourquoi ces deux femmes se sont rencontrées.

J'ai beaucoup aimé ce récit car on y apprend beaucoup de choses sur l'histoire contemporaine malgré quelques scènes pesantes mais également pour ces deux femmes qui se sont battues pour vivre.

Roman lu dans le cadre de la sélection du Prix du Balai d'Or 2018.