nuit des blouses grises

Raoul Signoret, fameux reporter du Petit Provençal, spécialiste des affaires criminelles et mondaines, a affaire à forte partie. Pour la première fois, le voici confronté au grand banditisme sous sa forme la plus redoutable. Une bande de pilleurs de trains vient de dérober 110 kilos d’or en lingots lors d’une spectaculaire attaque à main armée sur un convoi du P.L.M. stoppé dans la nuit en pleine voie à l’approche de la gare Saint-Charles.
L’audace des bandits a mis la police marseillaise sur les dents, en particulier son chef, Eugène Baruteau (par ailleurs oncle du reporter), qui, à l’approche de la retraite, aimerait partir sur un coup d’éclat. Mais l’enquête piétine. La bande, particulièrement organisée, a su préserver son anonymat en empruntant aux toucheurs de bœufs des abattoirs leur tenue de travail  : une ample blouse grise tombant jusqu’aux pieds et un passe-montagne, qui rendent ses membres impossibles à identifier par les témoins.
Raoul Signoret va une fois de plus se mêler de ce qui ne le regarde pas. Les Blouses-Grises n’ont pas l’intention de laisser un scribouillard gâcher une entreprise qui tient du chef-d’œuvre. Pour le reporter, c’est l’occasion d’enquêter (épaulé par l’astucieuse Cécile, son épouse, qui tant de fois a replacé les enquêtes de Raoul sur le bon chemin) dans les milieux des chemins  de fer comme dans celui des conducteurs de troupeaux chargés de guider les animaux vers les lieux d’abattage.

On pourrait se croire dans un épisode des Brigades du Tigre dès les premières lignes du roman. Un train est attaqué et c'est plus de 100 kilos d'or en lingots qui sont dérobés. Malgré les quelques témoignages qu'ils ont pu recueillir, les policiers en charge de l'enquête n'avancent à rien, les malfaiteurs semblent s'être fondus dans la nature. Cette affaire va vite devenir une épine dans le pied pour le commissaire Baruteau qui voudrait bien partir à la retraite la tête haute.

Grace à son neveu, journaliste au Petit provençal, il va pouvoir trouver des indices que seul il n'aurait sans doute jamais trouvé.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous place dans le Marseille des années 30, le duo formé par le commissaire et son neveu vaut le détour et sans compter également sur l'aide précieuse de Cécile l'épouse de Raoul, qui est une source d'informations insoupçonnée.

Ce livre fait partie d'une série "Les nouveaux Mystères de  Marseille" mais les romans peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Du coup, j'ai bien envie de me plonger dans les autres afin de prolonger ce voyage dans le temps vers une éopque bien différente de la notre mais que l'auteur a su très bien recréer.