étoile jaune Sadorski

Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d’une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?
Chargé d’enquêter sur ces deux affaires, l’inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés  ̶  d’autant plus qu’il doit bientôt participer à la grande rafle du Vél d’Hiv, exigée par les nazis et confiée à la police française. Un destin tragique menace désormais sa jeune voisine Julie Odwak, la lycéenne juive qu’il convoite en secret et dont il a fait interner la mère.

Après un premier roman qui a fait beaucoup de bruit, le personnage le plus détestable de la littérature française revient. L'inspecteur Léon Sadorski reprend du service pour enquêter sur deux affaires qui n'ont a priori pas de lien entre elles. Il continue de louvoyer dans le système tel une anguille. Il croit dur comme fer être un bon français en obéissant aux ordres, il pense sincèrement que les Juifs n'ont qu'à s'en prendre qu'à eux mêmes pour ce qui leur arrive.

Alors qu'il est réquisitionné pour arrêter des Juifs lors de la tristement célèbre rafle du Vel d'Hiv, il est témoin de la détresse de tous ces gens entassés dans des conditions inhumaines dans l'attente d'une déportation. Il est alors tiraillé par sa conscience.

Je ne vous dirais pas que Léon Sadorski se rachète une conduite mais on sent qu'il est de plus en plus enclin à faire de bonnes actions comme il le dit lui même. Le moment le plus fort du roman est sans doute la description de la Rafle en elle même, lire ces passages met sacrément mal à l'aise.

L'auteur a fait un sacré travail documentaire et a su créer un personnage que l'on aime détester. A noter que le troisième volet de ses aventures vient de sortir et j'en reparlerais bientot sur le blog.