lectio letalis

Paris. Un assistant d’édition tout juste embauché se tranche les veines à la lecture du premier manuscrit qui lui est confié. C’est la troisième fois, en quelques semaines, que le même scénario-suicide se produit dans cette maison d’édition.

Bordeaux. Le lieutenant Gabriel Barrias, ancien indic devenu flic, enquête sur l’assassinat atypique d’un psychiatre massacré par un rapace, dans son cabinet, en pleine consultation.

Deux affaires éloignées en tout point, et pourtant. Un nom apparaît des deux côtés. Celui d’Anna Jeanson, qui fut, dix ans plus tôt, l’unique survivante d’un suicide collectif survenu dans une secte dressant des animaux à tuer.

Un livre et des oiseaux qui tuent, personne ne pourrait y croire. Mais sous la plume de Laurent Philipparie, capitaine de police, tout est si vrai que c’en est effrayant.

Laurent Philipparie est partie d'une idée qui donnerait froid dans le dos à tous les bouquinovores : imaginez donc un livre qui peut tuer au sens strict du terme. c'est avec le troisième suicide dans une maison d'édition que la police va mettre le nez dans ce qui va être une enquête surprenante et qui va bousculer quelque peu l'ordre établi.

L'auteur a développé une intrigue complexe avec de multiples ramifications, des personnages torturés (le personnage de Gabriel est un chouïa surjoué), de nombreux rebondissements et plusieurs enquêtes qui finalement ont un dénominateur commun.

Pour un premier roman, l'auteur a frappé fort et malgré quelques longueurs, le style est percutant et laisse présager un talent naissant.