mal en soi

Le petit bourg de Castellaccio, dans la région du Cilento, au sud de l’Italie, abrite un très vieux saule. À la fin de l’été 1985, on a retrouvé le corps de la jeune Claudia pendu à ses branches, sa tête décapitée gisant entre les racines. Trente et un an plus tard, pendue au même arbre, torturée de la même façon, la dépouille grouillante de vers d’une autre jeune fille contemple Damiano Valente, le Chacal, un célèbre écrivain de true crime. L’Homme du saule est revenu à Castellaccio.
Hypersensible, méthodique et acharné, le visage rongé de cicatrices et condamné à traîner sa jambe brisée, tenant grâce à la morphine, Valente est hanté par cet été de la peur où lui et ses amis Claudia, Flavio et Stefano ont été fauchés par la haine, la folie et la mort. Quand le commissaire De Vivo l’appelle sur l’enquête, la traque peut commencer.

Lorsqu'un corps est découvert dans le village où il a grandi, Valente se dit qu'il tient peut etre l'occasion de tenir la promesse qu'il a fait à son amie Claudia, morte dans les mêmes circonstances, 30 ans plus tôt. Son ami commissaire lui demande de l'aide et son enquete pourra commencer.

Le roman alterne entre le présent et le passé, où Valente était adolescent et passait tout son temps avec ses amis : Stefano, Flavio et Claudia, jusqu'à l'été 1985 où plusieurs drames se sont déroulés.

Marqué à vie par ceux-ci, Valente survit à coup de calmants afin de trouver un sens à sa vie. L'amitié indéfectible entre ces jeunes est un lien puissant qui perdure par delà la mort.

Le roman est servi par une galerie de personnages puissants et marquants. Le style de l'auteur est fluide et concis. Les scènes décrites sont visuelles et feraient une bonne base de téléfilm.

Assurément une belle découverte. Lu dans le cadre de la sélection du Balai d'or 2019.