sales gosses

Jeanne a été placée en maison de retraite par ses enfants. Et le pire, c’est que chacun se renvoie la balle pour déterminer qui a été à l’initiative de cette mascarade.
Elle a beau avoir 81 ans, une ribambelle de petits-enfants et des tonnes de carnets noircis au fil du temps, preuves de son (très) long passage sur Terre, elle n’a pas dit son dernier mot. Son plan : simuler la démence et les rendre tous dingues.
Sauf que, ce lieu dans lequel elle ne voyait qu’hostilité va lui révéler bien des surprises…
En prenant part, d’abord sur la pointe des pieds, puis avec une ardeur qu’on ne lui connaissait pas, aux rendez-vous mensuels d’une clique de pensionnaires plus agités qu’une colonie de vacances, Jeanne va réveiller des pans de sa personnalité qu’elle pensait à jamais enfouis : la curiosité, l’espoir… et surtout : l’audace. Qu’on se le dise : au «jeu des regret» de l'avant-dernier vendredi du mois, rien n’est jamais perdu.

Jeanne en a lourd sur la patate : ses enfants l'ont placé en maison de retraite. Elle vit cela comme une mise au rebut ; elle n'a pourtant pas un pied dans la tombe non d'un petit bonhomme. Elle a donc décidé de faire tourner tout ce petit monde en bourrique afin de leur rendre la monnaie de sa pièce.

Si elle s'amuse bien, des habitants de la résidence se sont aperçus de son petit jeu et par un concours de circonstances, Jeanne va apprendre à les connaitre. Ces bandes de joyeux lurons vont vivre des tas d'aventures et Jeanne découvrira de nouveaux horizons.

Ce roman est avant tout rafraichissant car cette bande d'octogénaires refuse de se laisser enterrer et profitent de tous les instants comme d'une chance. Le rendez-vous mensuel du jeu des regrets leur permet de faire la paix avec eux mêmes et avec les autres. On rit, on pleure, on passe un bon moment.

Ce roman nous offre une opportunité de voir nos aînés autrement que comme des petits vieux bien tranquilles qui sirotent de la tisane toute la journée faute de mieux. Il faut donc profiter de la vie à chaque instant et jusqu'à notre dernier souffle;

Une chose est sure, les sales gosses n'ont pas d'âge.