vaste comme la nuit

La capitaine Mathilde Sénéchal n'aurait jamais imaginé retourner sur les lieux de son enfance, un petit village non loin de Dieppe. Mais quand Lazaret, son ancien chef de groupe, lui fait parvenir une lettre sibylline, elle comprend qu'elle va devoir rouvrir une enquête vieille de trente ans. Qu'elle le veuille ou non, le passé ne meurt jamais. Il a même des odeurs, ces odeurs qu'elle sait identifier comme personne et qui sont aussi son talon d'Achille. Il est temps pour elle de sonder sa mémoire défaillante et d'affronter la vérité.

Mathilde a oublié tous les souvenirs de son enfance, seule l'odeur de la menthe la fait tomber en syncope sans savoir pourquoi. Un jour, son mentor Albert Lazaret l'envoie dans le village où elle a grandi adin de résoudre une affaire vieille de trente ans, affaire qui semble liée à son amnésie.

Aidée de Pierre et d'Adèle, elle va devoir fouiller dans son passé et affronter ses peurs. Elena Piacentini a construit son personnage principal de manière complexe mais il faut dire que vu le traumatisme subi, on ne peut pas grandir et se construire comme tout un chacun.

Le roman est construit autour des souvenirs des différents protagonistes et leur enchainement va donner à Mathilde la clé pour redécouvrir les siens.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Adèle, cette enfant pourrait être Mathilde à son âge et c'est peut être ce qui les lie. Ce petit pois sauteur aide Mathilde à rester parmi les vivants et ne pas être aspirée par sa part d'ombre.

Elena Piacentini a une plume douce et sensible pour traiter de sujets douloureux et son talent, vaste comme la nuit, emmène le lecteur très loin.