naufragés

1925. Tout semble si déréglé qu'une prédiction qui annonce la fin des temps au solstice d'hiver se fait de plus en plus entendre. Pour Martial de la Boissière, cette fin des temps correspond plutôt au naufrage d'un voilier au large de l'île de Bréhat. Celui-ci emporte son ami d'enfance et, ainsi, le dernier fil qui le reliait à celle-ci. Mais, quand Martial se décide à creuser un peu, il découvre que l'accident n'en est peut-être pas un. Dès lors, son enquête ne va cesser de le ramener sur cette île aux deux visages, où les secrets d'une riche famille viennent côtoyer les rumeurs de sorcellerie, tout en le poussant à affronter sa propre part d'ombre. Et à comprendre qu'il n'y a pas qu'en mer que l'on déplore des naufragés.

La mer est une maitresse exclusive : elle prend tout et ne rend que rarement. Martial de La Boissière va en faire la cruelle expérience : son ami d'enfance, Alain, meurt dans le naufrage de son bateau au large de l'ile De Bréhat. Le père de son ami lui demande de laver le nom de son fils que l'on accuse d'avoir commis des fautes de navigation ayant conduit à sa mort et à celle de sa belle-mère.

Son enquête va très vite lui démontrer que cet accident n'en est peut être pas un mais plutot la pointe de l'iceberg.

J'ai trouvé le début du roman longuet et poussif mais à partir du moment où Martial commence son enquête, je me suis laissée emportée. La belle famille de son ami cache de lourds secrets, certains de polichinelle mais d'autres sont de véritables bombes.

J'ai aimé les personnages, tous. Ils sont complexes, torturés, déterminés. Celui qui m'a le plus touché c'est Raoul, l'homme à tout faire de Martial, taillée comme une armoire à glace mais avec un coeur chamallow.

La fin à un petit côté Hercule Poirotienne (quand tous les suspects sont réunis et où l'enqueteur leur démontre qu'ils peuvent TOUS être coupables, jusqu'à la révélation finale).

J'ai aimé le cadre du roman, l'ile de Bréhat et ses habitants fiers de leurs origines et de leur terre battue par les vents et la mer.

En tout cas Christian Carayon a le don d'écrire des romans qui prennent aux tripes et ce n'est pas pret de s'arreter.