cave

Manon n'est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…
Mais, par-dessus tout, une fille normale n'aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Manon vit avec celui qu'elle appelle "Le Père", Sa Maman est partie depuis longtemps et c'est elle qui tient la maison. Elle doit aussi s'occuper de la cave et de ce qui s'y trouve pendant l'absence du Père. Le Père n'est pas un homme comme les autres, non, c'est un monstre qui enlève des jeunes filles, les monte comme il dit et des fois elles tombent enceinte. tout ça pour vous dire que les malheureux finissent dans le jardin et Manon est passée à tabac s'il ne trouve pas la maison correcte en rentrant.

Un jour Manon discute avec sa prisonnière et elle fait de chaque rencontre des petits moments privilégiées qui la font paraitre normale.

Le personnage de Manon est intéressant, on voit le syndrome de Stockholm poussé à son paroxysme. Elle a vécu des moments affreux et traumatisants mais ce qui peut surprendre c'est qu'elle reste car toute sa cofiance en elle et sa dignité ont été réduits à néant.

Mais au contact d'une autre personne physique, on voir que son humanité n'est pas complètement mort. Mais ce que subissent les femmes dans ce roman est ignoble.

Magali Collet signe un premier roman très fort avec des personnages malmenés et plus personne ne descendra à la cave sans penser à ce livre.

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