Walter

Avancer, toujours.

Une vie de poussière et d'’asphalte où seules les routes demeurent. Une civilisation où la voiture est l'’unique instrument de citoyenneté.
Dany et Sarah sont des Roues, des enfants du goudron et de l'’essence. Avec leur père, ils vivent au jour le jour dans leur Peugeot 203 de couleur blanc-albatros.
D’'une station à l’'autre, en nomades modernes, ils roulent, ils aiment, ils rêvent, jusqu’à l'’accident… et les Pieds.

Walter Kurtz était à pied est un récit déroutant dans lequel Emmanuel Brault nous fait prendre le volant vers un avenir où 'l’homme et la voiture ne font plus qu’'un.

Emmanuel Brault nous emmène dans un monde où les hommes vivent dans deux mondes : les premiers sont en voiture et ils roulent roulent roulent pour vivre et les seconds sont à pied et vivent un peu en marge.

Dany et Sarah sont des roues, ils vivent avec leur père dans leur voiture, ils cumulent des points pour pouvoir acheter de quoi vivre mais leur quotidien est quand même limité à l'habitacle de leur voiture, jusqu'à l'accident. Ils sont recueillis par une tribu de Pieds et c'est là que tout bascule. Dany va perdre ses repères, il n'arrive pas à comprendre ces gens et surtout il ne comprend que Sarah s'acclimate mieux et plus vite que lui. La question qui se pose est comment vivre ensemble, se comprendre sans se hair ?

Les rancoeurs et la violence vont crescendo dans ce roman, et la fin explique tout et surtout le titre du roman et je trouve que c'est très bien vu par l'auteur. Je me suis attachée à Gary et Sarah, la plume de l'auteur est fluide et pour ma part c'est une très bonne découverte qui m'a donné envie de lire le premier roman de l'auteur : "les peaux rouges" paru aux éditions Grasset.

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