vivants

Voilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux.
Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux.
Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Voilà quatre ans que Jeanne est dans le coma suite à un accident de voiture. Si sa famille s'accroche à l'espoir d'une issue heureuse, le corps médical est sceptique. Alors, le jour où le médécin de Jeanne convoque les parents et le mari de Jeanne, le pire est à craindre. Mais ce que va leur révéler le médecin va tout bouleverser.

Barbara Abel a l'art depuis de nombreuses années de construire des personnages complexes. Ici son roman est basé sur un personnage qui est psychologiquement absent. Jeanne nous est décrite par ses proches, ses parents, son mari et sa soeur. On voit bien que juste avant son accident elle n'était plus elle même.

D'habitude, j'arrive à m'attacher aux personnages mais dans ce roman, à part peut être le personnage de Charlotte par certains aspects, les autres m'ont paru dénués d'empathie.

L'écriture de Barbara Abel est toujours aussi addictive mais dans la révélation j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour me retourner complètement le cerveau.

Même si j'ai apprécié ma lecture, ce roman ne sera pas mon préféré de l'auteur.