vivaldi

Venise, printemps 1709 : la ville bruisse de toutes ses rumeurs musicales. Une petite fille de six ans vient d'être recueillie à la Pietà, institution charitable, où l'on enseigne aux orphelines la musique et le chant. Elle s'appelle Camille. Très vite, ses talents de violoncelliste li permettent d'entrer dans cette élite anonyme des musiciennes de la Pietà, dont la réputation va bien au delà de Venise. Elève d'Antonio Vivaldi, avec qui elle tisse, au fil des ans, une amitié filiale, elle porte témoignage, dans son journal, par sa présence silencieuse et modeste, des fêtes solennelles et des petits bonheurs du jour, de ce qui reste quand s'évanouit l'or des faux semblants. Et son récit nous offre ainsi, au fil des jours, une vision douce et intime d'une civilisation dont l'éclat baroque au seuil de s'éteindre brille encore dans toute l'Europe.

Si vous voulez vraiment oublier la période de sinistrose actuelle, je vous propose la lecture de ce roman qui nous emmène à Venise. On va faire la connaissance de la petite Camille recueillie à la Pieta, où elle trouva amour, compassion et éducation. Elle va dévélopper un certain talent pour le violoncelle qui lui permettra d'atteindre l'élite de l'institut. Elle est bientot remarquée par Antonio Vivladi qui va la prendre sous son aile.

Ce roman est une véritable parenthèse,  une bulle hors du temps qui nous ramène dans l'Italie du 18è siècle où l'art dans toutes ses formes était exacerbée.

Camille estime avoir de la chance d'avoir été recuillie pas ce foyer et d'avoir une vie meilleure mais j'avoue que certaines techniques de cet institut sont quelque peu barbares pour de la charité chrétienne : les petites filles étaient marquées au fer rouge pour les reconnaitre de celles qui restaient à l'orphelinat.

Les mélomanes seront ravis.

Je remercie les Editions de l'Harmattan de m'avoir proposé ce roman vers lequel je n'aurais jamais été de moi même et qui m'a offert un moment mélodieux et hors du temps.