Loubry

Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ».
Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ».
Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

Simon Bélage est appelé sur une nouvelle scène de crime : deux corps affreusement mutilés comme ceux de la semaine passée. Sur les deux scènes sont retrouvés des indices laissant à penser à des crimes vaudous. Simon ne veut pas tomber dans la superstition car dans le passé, les croyances en ces superstitions lui ont couté beaucoup.

Les premières pistes entrainent Simon vers un vieil orphelinat qui a fermé ses portes vingt ans plus tot. Et si la vérité s'y cachait.

J'ai dévoré ce roman au suspense dévorant. Jérome Loubry a su mélanger vaudou et actualité pour mener à bien son intrigue. 

Charles Aznavour disait que la misère était moins triste au soleil : ce n'est malheureusement pas le cas pour les enfants d'Haiti qui sont traités comme des marchandises. 

De nombreux rebondissements jalonnent ce roman et le lecteur n'est vraiment pas au bout de ses peines. J'ai deviné qui était le tueur juste avant l'auteur décide de révéler son identité. En revanche, je n'ai pas vu arriver la toute dernière révélation, petite marque de fabrique de l'auteur. 

Cette fin m'a moins retourné que celle des Refuges (qui reste mon préféré de l'auteur) mais ce roman se dévore littéralement grace aux chapitres courts et au rythme haletant. Difficile d'en dire plus sans spoiler, il faut lire et vivre cette histoire pour comprendre.