Et chaque fois mourir un peu Trauma(s) de Karine Giebel
Après des années sur le front sans arme ni gilet pare-balle, après des années à soigner les autres au péril de sa vie sous l'égide de la croix rouge internationale, après avoir pris de plus en plus de risques jusqu'au risque de trop, une autre guerre attend Grégory.
Lors d'une dernière mission en Afghanistan les rôles s'inversent : les humanitaires deviennent des cibles.
Après tous les combats qu'il a menés, Grégory va devoir sauver sa propre vie et celle de ses collègues.
Le tome 1 Blast m’avait bouleversé. Trauma(s) m’a piétiné. On va suivre Grégory pendant 760 pages, je me suis dit qu’est-ce qu’il va encore lui arriver en autant de pages ???
Autant vous dire que je n’étais pas prête à lire ce que j’ai lu. Pendant ma lecture, j’étais physiquement mal, au bord de la nausée. J’ai rarement ressenti physiquement ma lecture et avec ce roman j’ai été servi.
L’homme est un loup pour l’homme : c’est encore une fois vrai et ce roman nous montre comment notre cerveau peut se construire un monde parallèle pour ne pas subir la réalité.
Mais c’est aussi un formidable roman sur l’amitié : une amitié quasi fraternelle incarnée par Paul le meilleur ami de Gregory. Je dirais que c’est lui le vrai héros de ce roman.
Je déconseille ce roman aux ames sensibles car il est vraiment très dur mais si vous voulez ressentir des émotions sans pareil , foncez.