Le cabinet des illusions, Vienne 1902 de Jean-Luc Bizien
Pour devenir le plus grand magicien du monde, il a dû disparaître : aujourd’hui, William Ellsworth Robinson est Chung Ling Soo, « le merveilleux magicien chinois ».
Sur scène, il fascine. En coulisses, il ment.
Car pour incarner son personnage, il a tout sacrifié : ses origines, son nom, sa vie…
Hélas, quand une riche famille viennoise l’engage pour une représentation privée et que le spectacle vire au drame, tous les regards se tournent vers lui et l'accusent.
Pris au piège, l’illusionniste va devoir briser le sort qu’il a lui-même lancé : lever le masque, affronter ses démons et élucider un crime dont il est le premier suspect.
Pour sa nouvelle saga, Jean-Luc Bizien nous emmène dans le monde de la magie. William a abandonné sa vie pour renaitre sous les traits de Chung Ling Soo, le merveilleux magicien chinois qui fascine l’Europe. Sa troupe pose ses valises à Vienne et une personne assez riche souhaite avoir une répresentation privée. Tout d’abord, le magicien refuse mais la somme proposée en dédommagement le fait changer d’avis. Malheureusement, suite au spectacle, un drame affreux a lieu sur la propriété et Chung Ling Soo trouve cette énigme bien mystérieuse et va proposer son concours aux enquêteurs à sa manière.
J’ai trouvé le personnage principal assez détestable au début du récit : la façon dont il traite sa femme et ses employés sont parfois très limite. Mais il change au fil du récit et devient « fréquentable ».
J’ai aimé la mise en place du contexte et du personnage ; j’avoue avoir eu une préférence pour les personnages secondaires. L’enquete est assez classique mais ce roman se lit pour son ambiance et pour son personnage aux multiples facettes.
Avec cette saga, Jean-Luc Bizien rend hommage aux grands auteurs qui ont bercé sa vie et je trouve qu’il l’a fait avec beaucoup de talent, comme à son habitude.