les gens sont les gens 

Nicole Rivadavia est une psychanalyste parisienne de 57 ans au bout du rouleau. Foufou est un porcelet de 6 semaines enfermé dans une cabane au fin fond de la Bourgogne. Ce livre raconte leur improbable rencontre, et comment ils vont se sauver l'un l'autre...

Après Grand amour, Stéphane Carlier signe une comédie tonique et attachante qui, par-delà sa drôlerie, est aussi l'histoire d'une femme qui se réinvente. Plus qu'un roman, un antidépresseur !

Je tiens avant toute chose à remercier les Editions du Cherche Midi qui m’ont gâté en ce début d’année en m’envoyant ce petit cochon. N’est-il pas mignon avec ses petites oreilles ? N’aimeriez-vous pas lui faire des guili-guili ?

Nicole est psychanalyste et elle écoute ses patients maudissant sur leurs vies insipides et leurs problèmes qui leur gâchent la vie. Le problème, c’est que Nicole est fatiguée d’entendre sans cesse les mêmes rengaines, elle est fatiguée de son mariage, de son mari.

Sur un coup de tête, elle décide de partir une journée à la campagne chez une amie d’enfance qui a tout quitté pour vivre dans un trou perdu : le grand écart quoi.

Ce bol d’air pur lui offre une petite parenthèse mais elle ne sera peut être pas suffisante. Jusqu’au moment où elle tombe nez à porte avec une petite cabane d’où s’échappe un grognement suspect. Quelle n’est pas sa surprise en découvrant que le grognement émane d’un bébé cochon âgé de six semaines, enfermé pour être engraissé.

Qu’à cela ne tienne : le (porc) salut de Nicole tient à un groin. En effet, elle va sauver ce cochon pour lui éviter de finir en jambon.

A partir de là s’enchainent des situations cocasses qui m’ont provoqué quelques fous rires (deux de mes collègues m’ont retrouvé écroulée de rire sur mon bureau) dont une : l’arrivée de Foufou dans l’appartement hyper bourgeois de Nicole en plein milieu d’un diner chic….. Je vous laisse imaginer le tableau.

La vie de Nicole va se réorganiser uniquement autour de Foufou et de son bien être jusqu’à lui ouvrir les yeux sur ce qui la ronge.

Au-delà du comique, l’auteur nous montre que parfois en voulant sauver quelqu’un on se sauve soi même.

Plutôt que prendre du Prozac, élevez un cochon.