31 janvier 2012
Le choix des ombres - l'Ange de la nuit 2 de Brent Weeks
Le tueur parfait n’a pas de nom, il a plusieurs visages.
Kylar Stern a renoncé à sa vie d’assassin. Son maître Durzo et son meilleur ami Logan Gyre, l’héritier du trône, ont trouvé la mort au cours de l’invasion brutale du pays par les armées du Roi-dieu. Kylar part s’installer dans une autre ville, fait de nouvelles rencontres et change de métier.
Mais lorsqu’il apprend que Logan est toujours vivant, prisonnier dans une prison infâme où il doit cacher son identité, Kylar est confronté à un terrible dilemme : abandonner la voie des ombres à tout jamais et vivre heureux avec sa petite famille, ou bien replonger dans la violence et mettre à profit ses talents mortels pour sauver son pays et son ami… au risque de tout perdre.
Alors bon voilà je peux le dire j'aime Brent Weeks ou plutot son héros Kylar ou plutot non l'histoire de cet ange de la nuit. On retrouve Kylar, Elène et Uly quelques semaines après les évènements qui se sont déroulés dans le premier tome.
Kylar a quitté sa vie de pisse culotte pour vivre heureux avec sa petite famille. Heureux ? l'est-il vraiment ? Rien n'est moins sur. Son meilleur (et seul ?) ami est mort, il a fui les combats pour sauver sa famille. Seulement son passé le rattrape et quand il apprend que son ami est toujours vivant, il ne se pose pas vraiment la question et il fonce.
Dans ce deuxième volet, les personnages sont plus fouillés? Ceux qui ont été esquissés dans le premier volume prenne une place importante et à ce titre le personnage de Viridiana prend toute son ampleur.
Uly , du haut de ses onze ans, est par moment bien plus adulte que ses deux "parents adoptifs". Je pense qu'elle jouera un role encore plus important dans le troisième et dernier volet de la saga.
En effet beaucoup de questions restent en suspens car certains personnages sont dans des situations critiques, laissant le lecteur complètement frustré (oui frustrés car le suspense est insoutenable).
Et la dernière phrase du livre a fini de m'achever car elle bouleverse tout ce que le lecteur a lu jusqu'à présent.
Je vous ai donné envie ????? C'est normal, je n'ai pas envie d'être frustrée toute seule hi hi.
30 janvier 2012
1er festival littéraire "Le gout des autres"
Ce week end a lieu au Havre la première édition du festival littéraire Le Gout des Autres, dont le président cette année est l'écrivain Antillais Patrick Chamoiseau.
Ce festival met en avant le partage, la diversité et comme son nom l'indique le gout des autres.
D'abord le lieu :
la rencontre avec Patrick Chamoiseau
Mes acquisitions du jour (super raisonnable la fille non ?)
La tente berbère où avait lieu la recontre jeunesse.
Je souhaite tout le succès possible à ce festival et j'espère de tout coeur qu'il y aura une deuxième édition.
29 janvier 2012
Interview de Gilles Caillot
Tadam !!!! Eh bien en fait on n'enlève rien du tout ça ne va pas la tête !
Non le petit bonus c'est l'interview que Gilles Caillot, parrain de cette nouvelle rubrique, a bien voulu nous accorder.
Bonjour Gilles et avant toute chose, un grand merci d’avoir accepté d’être le parrain de cette nouvelle rubrique.
G.C. : C’est pour moi un grand plaisir d’avoir été choisi comme parrain. C’est même un grand honneur. Ça démontre que mon travail commence à être reconnu et suscite de plus en plus l’intérêt des lecteurs. Et ça, ça fait vraiment du bien. Car comme, je l’ai déjà évoqué lors d’autres interviews, le métier d’écrivain est terriblement solitaire. Les rencontres et les témoignages d’intérêt sont de formidables moteurs de créativité. Sans eux, je crois que je me serai arrêté d’écrire.
Vous êtes ingénieur de formation, qu’est-ce qui vous a amené à devenir auteur ?
G.C. : C’est exact. Je suis Ingénieur en mécanique développement. Cursus scientifique pur beurre… Première S, Bac C, DUT de mécanique et productique, école d’ingénieur (INSA Lyon) puis un DESS CAAE (pour devenir chef d’entreprise). Hormis ce dernier diplôme beaucoup plus généraliste, en résumé : des maths, des maths et encore des maths. J’étais d’ailleurs une véritable bille en français et ne faisait rien pour m’améliorer. Depuis, ça a bien changé.
Ce qui m’a amené à l’écriture, hum… Je crois que c’est certainement le plaisir de raconter des histoires. Jeune adulte, j’ai écrit quelques nouvelles d’horreur. Je me rappelle que cette expérience m’avait beaucoup amusé. Lors de mon entrée dans la vie professionnelle, j’ai laissé tomber la chose (je n’avais plus vraiment de temps pour ça) puis ai vécu sans poser une seule ligne sur papier pendant plus de 10 ans.
C’est ma lecture de la trilogie du mal de Maxime Chattam qui a été le déclencheur. Son univers s’apparentait tellement au mien, qu’à la fin de la fin du troisième volet, j’ai pris mon PC et ai commencé à écrire l’ange du mal. 9 mois après, il était terminé.
"L'apparence de la chair est un "roman à tiroirs". Comment avez-vous procédé pour son écriture, comme l'histoire nous est présentée dans le roman final ou avez-vous écrit les différentes phases pour ensuite les mélanger ?"
G.C. : J’écris toujours dans l’ordre. Ça me permet de suivre le déroulement exact du roman et de vivre les scènes avec mes personnages. C’est important pour moi.
Pour l’organisation du texte et ses rebondissements, les différentes histoires menées en parallèle sont solidement inscrites dans ma tête. Bon, je m’aide aussi d’un tableau Excel pour coordonner et vérifier la cohérence des situations. Ce tableau s’enrichit au fur et à mesure de l’avancement du roman.
La différence principale de l’Apparence de la chair avec mes premiers bouquins réside principalement dans ma connaissance affirmée de la fin. Elle ne pouvait pas changer. J’avais d’ailleurs écrit l’épilogue dès le 1er tiers du roman. C’est donc beaucoup plus contraint que j’ai dû avancer dans le récit. D’un autre côté, cela permet une meilleure maîtrise.
Le personnage principal est une femme, comment vous êtes vous glissé dans la peau d’une femme ?
G.C. : Rires… Bonne question. D’autant plus que vu la façon dont le roman est écrit (première personne du singulier), il fallait que cela soit crédible même dans la façon de penser de Sylvie. C’était un vrai challenge.
Ne sachant pas comment faire, j’ai demandé à une puissance supérieure (Dieu dans ce cas bien précis) de me transformer en fille (et vi, avec tout le matos nécessaire) pour découvrir les mystères de la gent féminine. Je peux vous dire aujourd'hui que j’ai appris beaucoup de choses…
Quoi, vous ne me croyez pas ?! Zut, alors !!!
Mais vous avez raison ! C’est n’importe quoi ! Surtout pour le matos (sûrement un vieux fantasme persistant ;))
Allez, redevenons sérieux…
Se mettre dans la peau d’une femme est loin d’être évident. Les hommes sont vraiment différents du sexe opposé, pas câblés du tout de la même façon. La perception des situations et les réactions sont souvent différentes, voire contradictoires.
Donc j’ai commencé à écrire des scènes en essayant de rentrer le plus possible dans mon rôle puis les ai relues avec une extrême attention en me disant en permanence : OK, là tu es une femme… Qu’est-ce que tu ferais ? Qu’attendrais-tu de la situation ? Es-tu certain qu’elle réagirait de cette façon.
Et puis des lectrices m’ont donné leur point de vue et ça m’a permis d’ôter certaines boulettes. Rha… on ne devient pas une femme aussi rapidement.
En tout cas, c’était une belle expérience. À refaire !
Franck Thilliez qualifie votre roman de bluffant, quel a été votre sentiment face à ce compliment ?
G.C. : J’en suis extrêmement fier. Avec Maxime (Chattam) et quelques autres, Franck fait partie de mes modèles. J’adore vraiment son univers sombre et torturé. Petite cerise sur le gâteau, il prend un malin plaisir à jouer avec ses lecteurs (notamment en y mêlant astucieusement des aspects scientifiques qui font froid dans le dos) et je trouve ça formidable. J’essaye d’ailleurs d’en faire autant, mais dans un autre registre.
Donc un compliment de sa part… Que rêver de mieux ?!
Pour terminer, un mot pour vos lecteurs.
G.C. : Depuis que j’ai commencé à écrire, mon petit cercle de lecteurs s’est agrandi pour compter aujourd’hui un bon millier de fidèles. Pourtant, malgré le nombre et même si j’ai de moins en moins de temps à leur accorder, je ne les oublie pas. Au contraire. Ils sont capitaux. Car ce sont eux qui me donnent cette envie, cette force nécessaire pour entamer l’écriture d’un nouvel opus et supporter cette nouvelle plongée dans la solitude du métier d’auteur. Un grand merci à eux pour leur enthousiasme. Je vous aime !
Merci Gilles d’avoir répondu à ces quelques questions. Cécile et moi vous souhaitons que le succès soit au rendez-vous.
G.C. : Merci beaucoup. Ça fait chaud au cœur. On va croiser les doigts.
L’apparence de la chair de Gilles Caillot aux Editions du Toucan depuis le 11 janvier 2012.
L'apparence de la chair de Gilles Caillot
Sylvie Branetti est hospitalisée en soins psychiatriques depuis l'enlèvement de sa fille de 12 ans par un tueur qu’elle poursuivait depuis longtemps. Elle a dû quitter ses fonctions de capitaine de police à la PJ de Lyon.
Cinq ans plus tard et alors qu’elle a perdu tout espoir de retrouver un jour son enfant, il semble que le tueur ressurgisse. Mais il semble aussi qu'il ait de nombreux points communs avec son psychiatre…
Pour inaugurer notre nouvelle rubrique, nous avons décidé de coller avec l'actualité et nous avons choisi le nouveau roman de Gilles Caillot qui est sorti dans toutes les bonnes crèmeries librairies depuis le 11 janvier.
Eh bien je vous préviens tout de suite le bandeau "Bluffant" dixit Franck Thilliez n'est pas du tout usurpé (ou de la promotà la Drucker comme je l'ai lu quelque part à propos de cette pratique). Je ne suis pas Franck Thilliez, loin sans faut, mais j'aurais pu dire la même chose (quoique je ne sais si "Bluffant" par Taylor aurait été aussi vendeur).
Sylvie Branetti a vécu l'enfer, laissée pour morte par un psychopathe qui en plus a enlevé sa fille dont elle n'a plus de nouvelles depuis 5 ans. Et puis un jour, il remet ça, elle fait des pieds et des mains pour participer à l'enquête malgré une santé mentale plus que fragile. Paul Bénito, son ancien amant, accepte de la prendre dans son équipe afin de pouvoir "veiller" sur elle.
très vite il apparait que le meurtrier a fait de Sylvie sa cible. Beaucoup de questions se posent alors pourquoi a-t-il attendu 5 ans avant de se manifester de nouveau ? Quel peut être le message des cauchemars qui peuplent les nuits de Sylvie ?
D'ailleurs, ces cauchemars deviennent de plus en plus fréquents et peuvent l'atteindre même en plein jour. A tel point que le lecteur se dit que Sylvie va finir en hopital psychiatrique. Où est la réalité ? où est le rêve ? Jusqu'où la folie la poussera-t-elle ?
Eh bien elle la poussera jusqu'au coup de théâtre final qui laisse le lecteur totalement abasourdi. Personnellement, Gilles Caillot m'a mené par le bout du nez tout au long du roman et je n'ai absolument rien vu venir et pourtant tous les indices sont là qui vous crèvent les yeux. Mais l'auteur tel un Houdini, attire notre attention ailleurs pour effectuer son tour de magie.
Je suis l'auteur depuis le début de sa carrière d'écrivain et je peux vous dire que l'apparence de la chair est son roman le plus abouti. Alors vous aussi saurez vous aller au delà de l'apparence de la chair......
L'avis de ma super meilleure copine préférée.
Attention petit bonus ce jour à 15 heures précises : si vous êtes sages on enlèvera.............
28 janvier 2012
Une nouvelle rubrique
Bonjour amis lecteurs,
Comme vous le savez, Cécile de Cecibondelire et moi sommes les meilleures amies de la planète depuis un certain nombre d’années. On s’est rencontrées à la bibliothèque de la fac et on ne s’est plus jamais quittées. Mues par une passion communes, la lecture, il nous semblait tout naturel de vous faire partager nos découvertes et coup de coeur
Comme nous avons chacune un blog, j’ai eu l’idée de créer une rubrique commune, les articles paraîtront chaque dernier dimanche du mois, son nom :
Un dimanche, deux copines, un livre.

La première paraîtra donc demain mais soyez au rendez vous afin de connaître le livre qui va inaugurer cette nouvelle rubrique.
Peut être que l’auteur acceptera d’être notre parrain qui sait ?
26 janvier 2012
Machination de Michael Marshall
Bill Moore a tout : un travail lucratif, une villa magnifique et un mariage heureux. Pourtant, il veut plus, beaucoup plus….. Il veut passer dans la cour des grands. Il décide donc de s’atteler à la tache et de se rapprocher des hommes qui dirigent la région….. Jusqu’au jour où il trouve une carte posée sur son bureau. Un seul mot y est imprimé : modifié. A partir de cet instant la vie de Bill se met à changer. Cela tient d’abord à d’infimes détails, puis bientôt tout s’accélère. Autour de lui, les assassinats s’enchainent.
Bien sur, Bill est le principal suspect. Mais qui tire les ficelles de ce jeu obscur et meurtrier ? Et pourquoi ?
J’ai lu les « hommes de paille » il y a quelques années et j’avais bien accroché au style de l’auteur.
C’est donc avec plaisir que j’ai sauté sur l’occasion de postuler à un partenariat avec les Editions Michel Lafon sur le forum Club de Lecture.
Ayant été choisie, je me suis donc mise à cette lecture quasi aussitôt.
J’ai fait connaissance avec Bill Moore et de prime abord il m’a un peu agacé. C’est le genre de type qui gagne bien sa vie, un boulot intéressant dans un cadre quasi idyllique, un mariage solide, une vie sociale trépidante. Il vit accroché à son Iphone comme si ça vie en dépendait (il ne croit pas si bien penser) et regarde assez régulièrement ce qui se passe sur Facebook.
Seulement voilà les gens à qui tout réussit ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin et Bill veut à tout prix obtenir plus que ce qu’il n’a.
Pris dans le tourbillon de sa vie trépidante, il ne se rend pas compte que des petits détails clochent.
Quand la situation a franchement commencé à dégénérer, je me suis dit que finalement ce garçon avait quand même un bon fond. Il est vrai que quand votre vie est menacée, vous avez sérieusement intérêt à recadrer vos priorités.
J’ai trouvé le complot particulièrement pervers et machiavélique. J’aurais bien volontiers aimé avoir une petite conversation avec ces gens là.
En revanche, je ne me suis pas du tout attendue à la fin, j’ai vraiment été surprise ; on pense que c’est fini et on tourne une page et hop, un rebondissement.
Avec le recul, je me dis que cette fin colle parfaitement avec l’esprit du roman.
J’ai également apprécié le clin d’œil de l’auteur à la fin du roman qui m’a beaucoup amusé.
Un très bon roman mené tambour battant et très difficile à lâcher avant d’en connaitre le dénouement.
24 janvier 2012
A la verticale des enfers de Fabio M. Mitchelli
Six mois après le terrible drame de la mort de Clarisse, Chris Lanzmann, Lieutenant de police à la criminelle, met fin à ses jours en se jetant du haut des trente mètres de son immeuble.
Au moment de l'impact sur le trottoir, le jeune flic aperçoit des corps humains, flottant à quelques mètres du sol. Il ne comprend pas la symbolique de cette vision, encore moins la raison pour laquelle il possède toujours sa conscience...
Sohan Ordell, le flic chargé de l'enquête concernant le suicide de Chris Lanzmann, découvre alors avec l'aide du jeune médium Melvin Meideiros, que l'ex-amant de Clarisse n'avait pas les mains aussi propres qu'on le disait. Peu à peu, l'investigation les rapproche d'une effroyable affaire : les corps de plusieurs jeunes femmes sont retrouvés horriblement mutilés, dans une représentation cauchemardesque du Vitruve de Léonard de Vinci.
Qui sont ces êtres avec lesquels Lanzmann communique ?
De quoi l'ex-flic était-il coupable ? Qui est l'étrange gérant de la boutique du Papillon Noir ?
Un infernal jeu de piste les mènera tous aux confins du physique, à mi-chemin entre le réel, le cauchemar et la folie...
Autant j'ai beaucoup apprécié la Verticale du fou autant je suis littéralement conquise par A la verticale des enfers.
On retrouve le personnage de Chris Lanzmann que l'on a découvert dans le premier opus. Il ne s'est jamais remis de la mort de Clarisse. C'est pourquoi il décide de mettre fin à se sjours en se jetant par la fenêtre de son appartement. Cette scène est très visuelle car personnellement j'ai bien vu la chute de trente mètres et entendu le bruit du corps qui s'écrase sur le trottoir.
Une fois mort, sa conscience flotte dans ce qui semble être la "salle d'embarquement" vers l'ailleurs. Que sont tous ces corps à la verticale ? Que veulent-ils lui dire ?
Dans notre monde à nous, le lieutenant Sohan Ordell assisté de son ami médium Melvin Meideiros enquête sur le découpeur de jeunes filles qui met en scène le corps de ses victimes comme ceci
Par le biais de Melvin, Chris va apporter une aide providentielle pour l'enquete ; je ne vous dirais pas comment. Je ne vais pas faire tout le boulot non mais oh !
Si vous voulez vous mettre dans la peau (ou la conscience de Chris après sa mort), écoutez l'Aquarium de Camille Saint Saens.
De plus j'ai découvert ce titre absolument magique :No surprises
Bref vous l'aurez compris je suis devenue accro en deux jours. Mais me connaissant ça ne vous surprend pas n'est-ce pas ?
Un autre avis chez ma copine préférée
23 janvier 2012
La verticale du fou de Fabio M. Mitchelli
Clarisse est morte.
Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s'affaire sur la scène de crime de son propre meurtre.
La vision est dure. Choquante. Le décor sinistre.
Dans cet état d'exo conscience, elle fait alors un come-back sur sa vie passée. Dans une affliction particulière, dérangeante, elle reconstruit le puzzle de sa vie. Elle va vivre ses derniers instants post mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l'envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de pouvoir confondre son propre meurtrier.
La police scientifique est formelle : le meurtrier de Clarisse a déposé son corps à plusieurs kilomètres des lieux du crime, pour s'adonner à des pratiques nécrophiles sur celui-ci. Chris, le jeune lieutenant de police affecté sur cet étrange homicide, va se retrouver lui aussi face à une situation qui le dépasse : la femme qu'il aimait, celle pour qui sa vie allait basculer, se trouve sous ses yeux, atrocement mutilée. Peu avant sa mort, Clarisse avait entretenu une relation enflammée avec le jeune flic.
Dans une curieuse atmosphère, trois destins vont alors se croiser, s'enchevêtrer pour enfin révéler toute la complexité de leurs existences tourmentées.
En parallèle, la conjonction sordide d'affaires criminelles jamais élucidées va également ressurgir, révélant toute la noirceur de la folie humaine et l'infini de ses troubles...
C'est grace à ma copine préférée que j'ai pu découvrir cet auteur. C'est une découverte que j'ai beaucoup aimé. En effet, il s'agit d'un thriller fantastique construit en novella (77 pages) donc c'est très court mais (oui il y a un mais) c'est très dense.
L'auteur nous fait passer à travers ce petit nombre de pages toutes les émotions de Clarisse. Enfin ce qu'il reste de Clarisse, son exo- conscience. Oui parce que Clarisse est morte. La police scientifique et le médecin légiste s'affairent autour de son corps dénudé et très abimé (je ne dirais pas comment non mais oh). Avec l'esprit de Clarisse, nous allons remonter le temps et vivre avec elles ces derniers instants.
Flippant me direz-vous ? Non, je dirais surprenant. Personne n'est revenu d'entre les morts pour nous dire ce qui se passe quand nous avons passé l'arme à gauche ; on ne peut qu'imaginer. L'esprit de Clarisse a les pieds sur terre (c'est une image rooooooooh) et pratique l'humour très second degré.
L'auteur a un style très fluide, emploie un vocabulaire choisi et nous emmène dans mon monde. En plus de découvrir un nouvel auteur, je me suis ouverte à d'autres tendances musicales avec :
Benjamin Biolay - La Superbe (clip officiel)
Je terminerais par une citation de Clarisse que je trouve très juste "le plus beau reflet de soi dormait dans le miroir de son coeur. La vraie beauté de son corps était celle de son coeur". C'est très poétique mais pourtant telle vrai.
J'ai donc poursuivi mon incursion dans l'univers de la trilogie des verticales avec le deuxième tome "A la verticale des enfers" donc la critique sera en ligne demain.
22 janvier 2012
Druide d'Olivier Péru

1123 après le Pacte.
Au nord vivent les hommes du froid et de l'acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d'ombres, d'arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l'oeuvre monstrueuse d'un mal ancien, d'autres usent du drame comme d'un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu'une nouvelle guerre n'éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l'un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l'énigme sanglante qu'il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n'ont pas de réponses.
Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.
J'ai beaucoup entendu parler de ce livre et l'occasion m'a été donné de le lire j'ai donc pu me faire une opinion. J'ai mis un certain temps à lire ce livre non pas parce que c'était sans intérêt et pénible à lire. Mais ce bébé fait 511 pages, d'un papier d'excellente qualité et la couverture est tout simplement splendide et en relief. Bref c'est un très bel objet que l'on voudrait conserver tout le temps avec soi.
L'histoire se met très doucement en place et la première moitié est à mon sens écrite pour installer les personnages, distiller quelques ingrédients qui feront tout le sel et le piquant de la deuxième partie. J'avoue que pendant cette première partie, je ne savais pas trop où l'auteur allait me mener.
Et puis doucement mais surement le combat s'engage entre les créatures qui ont commis tous ces crimes horribles et les druides va faire rage. Face à tant de cruautés et d'acharnement, les seigneurs de la foret vont voir toutes les certitudes et leurs croyances vacillées. Plus que tout ce sont leur vie qui sont menacées.
Plus que tous les autres personnages c'est celui d'Obrigan qui morfle le plus. Le maitre loup se voit chargé d'une mission afin d'éviter une guerre entre deux royaumes mais tout cela le conduira à une guerre entre deux mondes. Il va ressortir transformé de cette mission mais je ne vous dirais pas si c'est en bien ou en mal, vous vous ferez votre propre opinion.
Les personnages secondaires sont extrêment forts et n'ont pas un rôle effacé. Ils servent parfaitement le récit et par moment le portent avec plus de force que le personnage d'Obrigan lui même.
Ce premier roman est très prometteur et j'espère que l'auteur va récidiver.
Livre lu dans le cadre du

21 janvier 2012
Une ambition locale : Lire au Havre

Programme ambitieux du maire de la Ville, dévoilé hier à la presse, le maire a lancé son offensive de la promotion de la lecture et du livre.
Jugez plutot : 1 500 000 € sur 3 ans, ouverture d'une grande bibliothèque de 5 000 m2 en 2014, ouverture de plusieurs relais lectures dans les quartiers dépourvus d'accès à des bibliothèques (ces relais seront pourvus de 2000 à 3000 titres tout de même).
Autre nouveauté : le livre nomade. De slivres seront mis à disposition chez des commerçants, cabinets médicaux, laveries, salons de coiffure, etc.... Vous prenez le livre avec vous, vous le lisez et vous le ramenez dans un "point de dépôt". Ce concept vous rappelle quelque chose : vous n'avez pas tort.si vous connaissez le book crossing, vous ne serez pas dépayser.
D'ici 3 ans, verront le jour : des lectures publiques, une école d'écriture et bien d'autres choses encore.
Le programme commence fort avec le 1er festival littéraire de "Le gout des autres" ayant pour président l'écrivain Patrick Chamoiseau.
Je citerais pour terminer le maire "le livre et la lecture sont essentiel pour la construction de sindividus, de notre société."
Je ne peux qu'adhérer complètement à cette phrase. Il faut également arrêter de considérer la lecture comme un passe temps pour les intellos. Je lis beaucoup et je ne me considère pas comme une "grosse tête" mais j'ai une richesse intérieure et un imaginaire que nul ne pourra m'enlever.
Je ne m'en passerais pour rien au monde.
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