david moitet

 

Bonjour David Moitet,

Nous vous remercions de vous plier à notre petite interview.

Et pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Je suis un auteur de 34 ans, résidant dans la Sarthe. Je suis professeur d’EPS.
J’ai découvert ma vocation d’écrivain en 1999, encore étudiant, à l’occasion d’un exercice de création demandé par un professeur de français : après ce déclic, je me suis lancé dans l’écriture romanesque : Apoptose, mon premier roman, a décroché le prix Coup de cœur du jury lors du concours VSD du Polar 2010.
La même année, avec L’Homme aux papillons, j’ai obtenu le prix du Thriller de l’été Femme actuelle. (L’homme aux papillons est sorti chez Pocket en janvier 2012).

Vous êtes professeur d’EPS, comment êtes-vous devenu auteur de thriller ?

Je suis avant tout un lecteur, et en particulier de polars… Lorsque l’envie d’écrire est apparue, je me suis logiquement tourné vers un genre que j’appréciais…

Piège Boréal est votre troisième roman. Chacun de vos livres abordent un sujet radicalement différent du précédent. Quels sont les éléments déclencheurs de votre écriture ?

Des reportages, des films, des livres… C’est en fait très variable.
Pour piège boréal, je suis tombé sur un reportage sur Envoyé spécial, qui traitait des camps que j’évoque dans le livre. J’ai tout de suite eu envie de baser une histoire sur ce thème.

Avec Piège Boréal, vous plongez des adolescents dans des conditions de survie extrême. Comment vous est venue l’idée d’intégrer dans votre intrigue une expédition qui a tourné au drame ?

Après avoir fixé l’idée directrice du livre, restait à choisir un lieu pour situer l’action. Le nord du Canada s’est assez vite imposé. Je me suis alors documenté, pour mieux plonger les lecteurs dans cet univers, et j’ai été fasciné par l’expédition Franklin, qui me fournissait en outre un « alibi éducatif parfait » pour le camp de redressement… J’ai une grande admiration pour ces hommes qui partaient à l’aventure, sans aucune garantie de revenir entiers…

Plusieurs intrigues se mêlent votre histoire, à la fois la recherche de l’expédition Franklin, l’enquête de police concernant les différents meurtres épouvantables perpétués sur le sol français, et la disparition d’adolescents. Ecrivez-vous la trame de chaque intrigue indépendamment ou vous avez-vous, dès le départ, une idée très précise de comment elles vont se percuter ?

J’ai avant d’écrire une idée précise du scénario, car il est difficile de jouer avec le lecteur sans savoir précisément où l’on veut l’emmener. Pour Piège Boréal, j’ai même fait une « ligne de temps » très détaillée, car les histoires se déroulent sur un même laps de temps. C’était une sorte de puzzle, qui s’ne s’assemble parfaitement que dans les derniers chapitres…

L’idée des camps de rééducation pour adolescents, un fantasme de prof à la fin de certaines journées ? (rires)

Non, pas vraiment. Lorsque j’ai des comptes à régler avec mes élèves, rien de tel qu’une partie de rugby ou de boxe française… Je plaisante évidemment. Quoique…
Plus sérieusement, j’ai la chance d’avoir des élèves assez sympas, et j’essaie de ne jamais oublier que les jeunes que j’encadre sont aussi de futurs adultes. C’est pourquoi les camps tels que le camp « Franklin » me font plutôt horreur, d’autant plus que tout ce qui est décrit dans le livre à ce sujet est basé sur des faits qui se sont réellement produits aux États-Unis. Quand on sait que tout ce qui existe aux États-Unis arrive chez nous avec quelques années de retard, j’aime autant que l’on y réfléchisse un peu avant…

Nous vous remercions de vous être plié à cet exercice. Pour finir, auriez-vous quelques mots pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

J’espère leur avoir donné envie de me lire, et qu’ils auront autant de plaisir que moi à dévorer des polars… Chers amis, bonnes lectures !

Et merci à Cécile et Totalybrune de m’avoir contacté pour cette interview ;)