défaillance

Les gyrophares bleus se rapprochent. La panique le gagne. Il roule vite. Trop vite. Quand sa voiture se crashe, son cerveau a déjà cédé sous la tension. Black out. David Sarac, flic au service des renseignements, se réveille à l'hôpital, le corps brisé, la mémoire amputée. Incapable de se souvenir des derniers mois écoulés. Ignorant tout de ce Janus, au centre des préoccupations de chacun, des bas-fonds de Stockholm aux plus hautes sphères de l'État. Janus. Son indic. Un criminel haut placé. Un atout maître que David supervisait en totale indépendance. Son identité, cachée dans les limbes de ses souvenirs défaillants, est l'objet de nombreux enjeux. Tous veulent savoir. Et David seul peut répondre. Mais lui-même ? Qui est-il vraiment ? Deux faces d'une même question, car Janus a plus d'un visage...

Le livre commence par un accident spectaculaire dans un tunnel, la tension est à son comble, le conducteur est sous pression et c'est l'impact. David Serac se réveille à l'hopital le cerveau et le corps en vrac. Que s'est-il passé au juste ? Qui est-il ? Qui est ce Janus dont on lui rabat les oreilles depuis son réveil ?

Il va ainsi passer sa convalescence à répondre à toutes ces questions mais à chaque réponse apportée un autre lot de questions se posent encore.

La tension est présente tout au long du roman, on ne sait jamais qui croire on en arrive même à douter de David lui même. Tout le monde veut savoir qui est Janus, sans oublier le lecteur.

L'histoire est menée à un rythme trépidant ne laissant aucun répit, jusqu'au dénouement. Je dépore juste que la fin est un peu courte cela aurait peut être mérité quelque développement même si j'avais quelques doutes.

Anders de la Motte a longtemps baigné dans le milieu policier et judiciaire de son pays et il nous livre un roman très fourni et détaillé sur les rouages du système.

J'ai passé un très bon moment avec son personnage même si ce n'était pas de tout repos pour mon petit coeur.