Requiem

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m'appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n'ai rien à voir avec eux, d'autant que j'ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d'abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu'ils dandinent du prose et qu'ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n'est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Je le dis Youpi enfin un personnage politiquement incorrect (et pas que politiquement d'ailleurs) qui sort des sentiers battus et que beaucoup vont adorer détester.

Moi je vous arrete tout de suite, je l'adore tout court. Très jeune, j'ai lu les aventures du Commissaire San Antonio et dans ce livre, j'y ai retrouvé tous les codes, les calembours, les jeux de mots (j'ai été prise d'un fou rire avec l'agent Bonneaux, c'est idiot mais à chaque que je lisais ce nom c'était reparti comme en 40), la gouaille avec un petit soupçon de Michel Audiard.

L'auteur a su ainsi rendre hommage à son auteur culte sans pour autant tomber dans la pâle copie. Il nous offre un héros fort peu conventionnel : un curé oui mais pas n'importe lequel. Lui remplace le vin de messe par un bon whisky, il chasse les démons et si le coeur et le caleçon lui en disent, il pourrait se laisser tenter par le pêché de chair.

Esteban Lehydeux casse les codes des anti-héros, certains aiment d'autres non. Moi j'y vois surtout un auteur qui aime la langue française, sait en tirer le meilleur et nous régale de situations rocambolesques et de bons mots.

Alors Requiem si tu me lis, tu m'...... peut être mais moi je te kiffe.