dillard

Lorsque vous lâchez la main de votre enfant, êtes-vous certain de pouvoir la serrer de nouveau un jour ?

Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine dans le naufrage d’un voilier, Sarah et Marc sont rongés par la culpabilité et la tristesse.

Jusqu’à ce que de nouvelles voisines emménagent sur le même palier avec leur enfant, Gabrielle, dont la ressemblance avec Clémentine est troublante. Au contact de cette adolescente vive et enjouée, Sarah reprend peu à peu goût à la vie.

Mais lorsque le destin de Gabrielle bascule dans l’indicible, les démons que Sarah avait cru pouvoir retenir se déchaînent une seconde fois.

Prends ma main, mon cœur. Ne la lâche pas, quoi qu’il arrive. Serre-la fort !

Au cours d'une tempete, Sarah, Marc et leurs deux enfants vont vivre un drame. Clémentine va passer par dessus bord. Quatre ans après, le couple a énormément de mal à surmonter le drame. Gaspard le petit frère vit dans l'ombre de sa soeur disparue et prend très à coeur de protéger son autre soeur Louise, née bien après l'accident.

Marc rongé par la culpabilité joue à un jeu très dangereux, quant à Sarah, elle se noie (sans jeu de mots) dans son chagrin. Un jour, un couple de jeunes femmes et leur fille s'installent en face de chez eux et c'est le choc : Gabrielle ressemble trait pour trait à Clémentine, en tout cas, si elle avait atteint cet age. Sarah voit ici le moyen de cotoyer sa fille et se prend rapidement d'affection pour la jeune fille et les deux familles s'entendent pour le mieux.

Le jour où Gabrielle ne rentre pas à la maison, tout part en vrille, la colère des uns attise la rancoeur des autres. Mais tous sont unis par la peur qu'ils ressentent pour Gabrielle.

Au début du roman, on suit également une autre famille qui a vécu un autre drame mais on retourne bien vite à ce qui se joue au présent.

J'ai beaucoup aimé le personnage du Commissaire Muller, une femme déterminée à attraper les salauds et les envoyer croupir en prison.

Clémentine, ou son fantome, est présente tout au long du livre comme une ombre qui plane sur les protagonistes. Je n'ose même pas imaginer tout ce que l'on peut ressentir lors d'un drame pareil et comment réussir à continuer à vivre malgré tout. Je pense également  Gaspard et à sa souffrance. Certes il a survécu mais ce qu'il voit maintenant dans les yeux de sa mère n'est en rien une consolation pour lui. J'ai eu beaucoup de peine pour ce petit garçon et pour la petite Louise qui n'a vraiment rien demandé à personne.

J'avoue que j'hésitais entre deux coupables potentiels mais les tous derniers chapitres m'ont retourné l'estomac et surtout l'épilogue qui explique beaucoup de choses.

Le style de l'auteur est très fluide et la façon dont il a monté son intrigue n'a pas été sans me rappeler le roman de Barbara Abel "derrière la haine".

Une fois lu ce roman, vous ne pourrez plus regarder vos enfants de la même manière.

retrouvez la chronique en vidéo :